Pharmacopée n°79

Heureux dépouillement !

Dans son sublime Sermon 1, le génial Maître Eckhart donne le ton. Se déprendre, se désencombrer…

Evoquant les marchands du temple et ceux qui calculent et ne fonctionnent qu’au donnant donnant, il fait dire à Jésus : « Débarrassez-moi cela de là! »

Pour accueillir, pour nous rendre disponibles à la joie, nulle ascèse compliquée mais liquider tout superflu. 

J’ai songé au maître en suant pour ranger ma cave bourrée de bibelots, d’habits et de magazines.  

Liquider en soi tout ce qui prend la poussière. 

Un coeur large, vidé de toutes représentations fabriquées, délivré de tous les ressentiments n’exclut personne. Il accueille toutes et tous.

Exercice estival : se vider, accueillir, nous donner libres et légers.

Alexandre

4 Comments on “Pharmacopée n°79”

  1. Cela sonne si juste, c’est intemporel. Un beau mantra à pratiquer cet été pour aborder une rentrée « désencombrée »…

  2. Souvent, je fais le vide du superflu. Simplifier, alléger… mais qu’est ce qu au juste ce superflus. J’ai souvent desencombrer ma bibliothèque de livres lus par vanité…il ne reste plus grand chose des livres 📚 qui me donnaient une aura d’intellectuel à 25 ou 30 ans : vanité des vanités et tout est vanité.
    J’ai chercher une ou plusieurs clefs m’aidant à mieux vivre. Cela a eu une certaine utilité. Le hic, c’est qu’il me fallait d’abord trouver la serrure. Et là c’est encore une terra incognita.
    Bien amicalement cher Alexandre

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