Pharmacopée n°78

Le génial et bienfaisant Chögyam Trungpa écrit : « Tout ce que l’on a à faire est de se démasquer, si pénible que cela soit ».

Ne pas se mentir, ni se la raconter, être vrai, s’appuyer sur ce qui est. Depuis 1970, le mois de juin est celui des fiertés. Personne au monde ne doit être discriminé, stigmatisé, regardé de travers, pointé du doigt à cause de ce qu’il est. Il y a encore un sacré boulot !

J’aimerais juste témoigner humblement et sans pathos combien il est encore difficile pour moi d’avouer en toute simplicité que je « préfère » comme on dit les garçons sans craindre un rejet, un bannissement social.

Et surtout inviter chacune, chacun à œuvrer concrètement à une société plus éveillée, plus tolérante, plus humaine, plus douce, sans violence.

Voilà c’est dit, maintenant non-fixation, don de soi et confiance…

Merci infiniment d’être là.
Alexandre

9 Comments on “Pharmacopée n°78”

  1. Depuis que je vous ai lu ce matin, vos mots tournent en boucle: fierté, regard de l’autre, jugement…
    Et puis ce mot que je ne connaissais pas: l’acrasie, m’est revenu. Cette peur; ce qui nous retient en nous mêmes d’être nous mêmes.
    Vous nous faites avancer sur notre propre chemin. Merci !

  2. « Tout ce que l’on a à faire est de se démasquer », faut-il encore pouvoir clairement distinguer ce qui procède de notre nature de ce qui procède de notre culture. Qui/que suis-je ?
    Mais comme le dit Mathieu Ricard: même si le chemin est très long, le sentiment que nous marchons dans la bonne direction est plus que suffisant pour maintenir un sentiment d’accomplissement.
    Alexandre, bravo pour votre témoignage.

  3. Se démasquer ? BOF , les masques peuvent être utiles voire nécessaires.
    Ne pas se mentir ? Des fois cela vaut mieux, tant que ça aide.
    Etre vrai ? S’appuyer sur ce qui est ? Tout est impermanence et changement, donc même ce qui est soi disant vrai et ce qui est. …
    Et le vrai est très relatif … non ? Question d’angle aussi.
    Avouer ? Y a t il une faute ? Un sentiment de faute, de culpabilité, de honte apprise ?
    A désapprendre …. Comme tout ce qui est tyrannie et esclavage. Un travail à vie.
    Pour le reste… , oui.

  4. Pourquoi des moments si difficiles coincées dans nos pensées nos jugements sur nous mêmes. Peut être que de vous suivre va m’apaiser… une bouteille à la mer 🌊
    Alors je vous dis merci

  5. Chaque phrase des uns et des autres me parlent
    Merci d être un guide j ai besoin de vous tous en ces moments si étranges que je traverse actuellement je viens de retrouver la famille de mon père mais ce qui ne devrait être que du bonheur me rend nostalgique et perdue car cela n intéresse personne il ne faut pas que je dérange leur petite vie bien vide de tout. Je croyais exister alors Si j avais un jour cette chance de le retrouver mais je suis en train de disparaître pour moi

  6. Cher Omnes, déjà il vit en toi, il est en toi, tu en es fait, « vivre avec autrement » c’est déjà commencer et continuer à le retrouver.

  7. Chere Omnes, déjà il vit en toi, il est en toi, tu en es faite, « vivre avec autrement » c’est déjà commencer et continuer à le retrouver.

  8. Quand je vois votre chemin de vie, je suis admiratif de ce que vous avez accompli, de vos doutes, de votre humilité. Vous m’inspirez.
    Pour ma part, si j’ai pu accomplir en 60 ans quelques actions utiles, je n’ai toujours pas réussi à me départir de cette angoisse inhibitrice. Le xanax et les antidépresseurs restent des compagnons de routes récurrents. Le seul point positif je n’en éprouve plus de honte.
    J’ai beaucoup lu sur le sujet. Je sais en théorie ce qu’il faudrait faire. Cela m’est utile de temps en temps. Mais je pense que mon mal le plus sérieux est sans doute mon côté casanier…Le temps passe. Il en reste moins forcément. La maladie frappe nos proches. Nous même aussi. Finalement beaucoup de difficultés ne seront sans doute jamais réglé. Il reste à vivre un peu plus le quotidien, se divertir pour oublier, écouter de la musique pour chasser le bruit mental d’un cerveau qui semble ne jamais savoir arrêter de penser, d’imaginer souvent le pire…Finalement je fais comme je peux. J’ai progressé dans mon expérience de la vie, mais les fondations enfantines sont toujours présentes, les bonnes et les moins bonnes. Le pire c’est que dans mon métier je donne des conseils, avec souvent le syndrome de l’imposteur. Au bout du conte, je fais comme je peux cherchant un point d’équilibre imaginaire, avec quelques moment de plénitude et beaucoup de tyrannie mentale. La solution ne serait-elle pas de ne plus chercher. Les habitudes ont la vie dure. Lorsque j’ai vu mourir mon père je me suis aperçu qu’il n’avait pas vraiment accompli, ni tenté d’accomplir une part de ses reve. Est ce si grave ? Je n’ai pas non plus pu lui expliquer le mal qu’il m’avait fait ? Mais j’ai la conviction qu’il ne l’aurait pas compris car tout n’est qu’une question de point de vue. Telle phrase reçue avec violence reste dans l’esprit de l’ado, mais passe inaperçue et n’est pas enregistrée par l’émetteur qui passe à autre chose. Et puis nous n’avons pas tous la même sensibilité…
    Comme disait Brel : être une heure, une heure seulement beau et con à la fois
    Amitiés à tous
    Philippe

  9. Peut être que dans la prison qu’on ne cesse de se construire, on y trouve un bénéfice …
    Et peut être au moins dans notre propre prison, la souffrance on la connait, on compose avec pour l’apprivoiser assez …
    Toujours en chemin pour être un peu moins son propre esclave voire bourreau, son 1er tyran.

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