Pharmacopée n°71

Quand la méditation risque fort de devenir une corvée, l’exigence qui plombe, la baguette magique qui sauve, Tilopa, cet immense yogi, ce Maha-siddhha, donne une précieuse indication : « Ne pensez pas, ne réfléchissez pas, ne connaissez pas, ne méditez pas, n’analysez pas. Laissez l’esprit tel qu’il est. »

Contempler, serait-ce, sans rien forcer, expérimenter qu’au-delà des crispations, des psychodrames, le calme mental est déjà ?

Merci à tous.

4 Comments on “Pharmacopée n°71”

  1. Hello! Je suis content de vous avoir entendu sur France Culture ce vendredi matin (depuis Bruxelles embrumé…)
    Merci.

    En méditant sur la respiration et en me souvenant des paroles de Dogen (reprises par Deshimaru):
    « Pas penser penser, penser pas penser » (hishiryo), je me suis dit:
    « Pas respirer! »… Pas même respirer. Pas même penser à respirer.
    Je n’ai pas cessé de respirer… 🙂
    Cordialement
    dan

  2. Merci de partager votre sensibilité à l’égard de la philosophie, de partager votre rapport au monde, votre expérience de la vie.
    Vous incarnez une idée juste de la pratique philosophique , à la fois humble et audacieuse !
    Continuez

  3. Quelle joie de pouvoir écouter sur France culture « ta voie »
    Je suis époustouflé et profondément ému  » par le courage de votre dernier livre qui brise la glace du mythe pour aimer le chemin. Vous nous aider nous aussi à sortir de notre rôle de bon père, bon mari afin d’aller joyeusement vers l’amour inconditionnel. merci. Participant d’un forum d’entraide sur l’addiction la pornographie, votre texte m’aide à regarder mes peurs à les écouter et à ne pas rester isolé

    DERRIÈRE CHAQUE GRAND HOMME, IL Y A UNE FEMME QUI N’A RIEN À SE METTRE disait L. Grant Glickman Votre bien aimée est une femme aussi extra-ordinaire que vous, j’espère pouvoir un jour lire un de ses textes

    Cette pharmacopée me rappel ce texte rigolo d’Ajahn Sumedho qui m’a fait sourire

    La pratique du «lâcher prise» est très efficace pour les esprits obsédés par la pensée compulsive:. Simplifiez votre pratique de méditation en deux mots: «lâcher-prise» – plutôt que d’essayer de développer cette pratique et atteindre ceci et aller dans cela, et comprendre ceci, et lire les Suttas, et étudier l’Abhidhamma … et ensuite apprendre le pali et le sanscrit … puis le Madhyamika et le Prajña Paramita … obtenir des ordinations dans le Hinayana, le Mahayana , Vajrayana … ecrire des livres et devenez une autorité de renommée mondiale en matière de bouddhisme. Au lieu de devenir l’expert mondial en bouddhisme et d’être invité à de grandes conférences internationales bouddhistes, il suffit de «laisser aller, laisser aller, laisser partir».

    Je n’ai rien fait d’autre que cela pendant environ deux ans – chaque fois que j’essayais de comprendre ou de comprendre les choses, je disais «laisse-toi aller, laisse-toi aller» jusqu’à ce que le désir disparaisse. Je vous simplifie donc les choses pour vous éviter de tomber dans une souffrance incroyable. Il n’ya rien de plus douloureux que de devoir assister à des conférences internationales bouddhistes! Certains d’entre vous ont peut-être envie de devenir le Bouddha de l’époque, Maitreya, rayonnant d’amour à travers le monde – mais je suggère plutôt d’être un ver de terre, abandonnant le désir de rayonner l’amour à travers le monde. Soyons juste un ver de terre qui ne connaît que les mots: «lâche, lâche, lâche». Vous voyez, notre véhicule est le petit véhicule, le Hinayana. Nous n’avons donc que ces pratiques simples et frappées par la pauvreté!

    Dans l’espoir un jour de pouvoir assister « ao vivo » à une de vos conférences.

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