Pharmacopée n°68

Au lendemain de la fête de la saint Augustin, un mot de Lucien Jerphagnon admirable et lumineux traducteur de l’évêque d’Hippone, espiègle et sage vieil homme. J’aurais aimé avoir un  grand-papa comme lui… Surtout que la vie ne m’a pas fait le présent de connaître un grand-père…

Il nous lance une vibrante invitation: « Aider les gens à devenir eux-mêmes, voilà le but de l’érudition. M’aider à devenir moi-même afin que je puisse mieux aider les autres à devenir eux-mêmes ». Soin de soi, epimeleia heautou comme on dit en bon grec : se déprendre de toute pseudo-sécurité, de toute illusion pour établir à demeure, au fond de soi une liberté, une disponibilité.

Bonne rentrée à toutes et à tous et merci pour tout.

9 Comments on “Pharmacopée n°68”

  1. « Je ne souffre pas d’un manque de devenir moi même, je souffre d’ignorer ce qui ne me manque pas dont d’être moi même »
    Petit clin d’oeil à la J. Castermane.

    Et fraternel badaboum !

  2. Bonjour!
    J’ai évolué et je suis plus moi-même, de plus en plus libérée du passé. C’est vrai que je sens plus de liberté en moi et plus de disponibilité. Et en plus j’ai plus de joie en moi. En ce qui me concerne cela a demandé du temps, de m’éloigner de ma maman; de mon frère et investir plus la relation avec mon compagnon. Bien à vous.

  3. Mes meilleures et amicales pensées. Oui nous faisons partie d’une grande famille humaine. Nos actes et nos mots nous aident les uns et les autres. Quand je ne peux pas méditer pour des raisons diverses, j’écoute en bus ou en voiture vis pharmacopées. Amicalement

  4. Bonsoir,
    « Se déprendre de toute pseudo-sécurité, de toute illusion pour établir à demeure, au fond de soi une liberté, une disponibilité »; c’est devenu le Mantra qui accompagne ma vie professionnelle d’enseignante. Etre là, à l’écoute de l’autre, de cet élève, pour mieux l’accompagner dans son cheminement de pensées, pour mieux être ce support sur lequel il pourra s’appuyer pour s’élever. Avoir pleinement confiance en ses capacités à réussir à atteindre les objectifs fixés, et être finalement toujours surprise et émerveillée de ce qui advint.

  5. Bonjour Alexandre, je vous suis par ci, par là, télés, écrits, vidéos, et me réjouis de votre profondeur toute en légèreté. Puis-je quand même vous avouer que j’en ai par dessus la tête de la méditation et de tous ces conseils qu’on nous donne pour nous sentir mieux…? Finalement, on nous culpabilise de ne pas être bien, comme s’il y avait des recettes et que ne pas les suivre, ou échouer quand on les suit, était la preuve de notre incapacité à comprendre le bonheur. Je ne crois pas au bonheur, et cela ne m’empêche ni de rire ni d’aimer, tout en ne craignant pas de pleurer. En fait, je n’en peux plus de la mode de la méditation… Est-ce grave? Je vais finir par culpabiliser…

  6. Alexandre le grand
    Grand bravo et merci pour ce que vous faites.
    « Plus on est attaché a nous meme, plus on souffre »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *