Pharmacopée n°55

En ce début d’année, j’aimerais vous souhaiter la paix, la joie et l’amour. Selon le bouddhisme, la première noble vérité énoncée par le Bouddha Sakyamuni consiste à dire que tout est souffrance. Une traduction possible du diagnostic de Bouddha peut se résumer ainsi : tout grince. Et c’est vrai, quoi que l’on fasse, il y a forcément un truc, dans la journée, qui va grincer et ça peut grincer fort.

En ce début d’année où les souhaits pleuvent, je forme tous mes vœux de santé, de paix et de sérénité bien sûr mais aussi et surtout d’avoir la chance d’accueillir chaque grincement en étant entouré et avec autant de liberté que possible.

Bref, la joie est à découvrir dans les hauts et les bas de l’existence, dans l’ordinaire du quotidien. Merci infiniment pour votre fidélité qui me nourrit. Tous mes vœux vous accompagnent.

Alexandre

19 Comments on “Pharmacopée n°55”

  1. J’aime beaucoup l’idée de grincement, de rouages qui par moment montrent qu’ils existent, de corps qui se rebellent. L’équilibre, que nous cherchons tous, est un déséquilibre contrarié.
    En ces temps difficiles, où d’horribles personnes cherchent à nous emmener vers le mal absolu, vous êtes un phare Alexandre, qui illumine notre quotidien.
    Je vous souhaite le meilleur pour cette année, ainsi qu’à tout ceux qui contribuent à la vie de ce site; il faut être du coté de la vie et de la liberté;
    Amicalement

  2. Bonjour Alexandre,

    Tous mes voeux en ce début d’année 2015 bien tragique en FRANCE.

    Je souhaite à chacun et chacune de devenir une source vivante d’amour pour lui même et les autres. Je crois vraiment que seul l’Amour peut changer ce monde.
    J’ai entendu fin décembre cette très belle phrase d’un alchimiste, Patrick Burensteinas :
     » On ne peut changer le monde, mais on peut se changer dans ce monde. J’ose croire à cela : quelques gouttes de lumière peuvent contaminer un océan de Chaos »

    J’ose croire moi aussi à cela pour mes enfants, mes petits enfants … j’ose croire à la lumière vivante qui existe en chacun et chacune … j’ose croire à la lumière et sa puissance. Je pose pour ma part mon espérance totale en l’Amour, source en chacun et chacune de nous.

    Belle journée à vous Alexandre, que cette année 2015 soit une source d’amour vivante pour vous et tous vos proches. La joie et l’Amour sont une même et seule musique … que la Joie d’aimer résonne dans nos coeurs à tous et toutes.

    Avec coeur et amour,

    Eliane

  3. Merci pour vos vœux Alexandre
    Je nous souhaite de souffrir le moins possible et comme vous l’écrivez si justement, que dans les moments difficiles à traverser dans nos vies nous ne soyons pas seul

  4. début de l’année, je vous écoute sur une vidéo et vous nous parlez du sutra du Diamant, et dans un premier temps mon mental s’affole et dans le même temps je reçois une puissante résonance, alors cela me mets en joie et je laisse mes pensées alambiquées suivrent leur courant… hier je marche, que question me vient: quelle est ma place dans ce monde, j’y réponds étonnamment facilement, puis dans une soudaineté, une phrase en forme de conclusion surgit: ma Vie n’et pas ma Vie, c’est pourquoi elle est ma Vie ! le pont s’est fait, la résonance a parcouru son chemin et l’écho s’est fait entendre. Quelle beau cadeau pour ce début d’année ! alors merci Alexandre, d’écho en écho, le Monde résonne à l’unisson.
    laurence

  5. Bonjour Alexandre
    Que d’émotions, en vous lisant , vous etes un homme de valeur ,respectable et respecté . Continué ainsi à donner du bonheur dans ce bas monde , en tout cas vous me rendez plus philosophe et plus heureux ; rien que pour cela je vous remercie !
    philippe

  6. Bonjour Alexandre,

    Merci beaucoup pour vos vœux.
    Je vous souhaite ainsi qu’à ceux qui viennent faire une ballade ici, d’être inondés par mille flots de compassion, que vos douleurs ainsi que vos peines soient soulagées et d’être en paix. Le tout saupoudré d’humour qui peut donner, même aux instants les plus ultimes ou bien neutres, cette enthousiasmante légèreté qui rend la vie si savoureuse.

    Philippe

  7. Merci, toujours mille mercis pour le partage cher Alexandre. Continuons à nous nourrir de ce qui élève notre conscience…
    J’ai souhaité ajouter ces quelques phrases écrites par Gitta Mallasz dans « Dialogue avec l’Ange », les faits se passaient en cette période tragique de 1943.
    Intemporel, n’est-ce pas ? :
    « Là, chacun de mes sourires confiants mine les projets de la haine meurtrière.
    Là, chacune de mes pensées constructives diminue les forces destructrices.
    Là, chacune de mes demandes pour la paix atténue les feux de la guerre.
    Donc, je ne suis pas la victime impuissante des évènements extérieurs, mais peut-être bien la goutte d’eau toute puissante qui décidera de la vie ou de son anéantissement.
    Qui parmi nous est conscient de sa toute-puissance ? C’est là que commence la responsabilité de l’Homme ».

    1. Ce beau texte ne provient pas des Dialogues avec l’ange, dont Gitta Mallasz n’a été que le scribe, mais d’un livre qu’elle a écrit au moment de la première guerre du Golfe, « Petits Dialogues d’hier et d’aujourd’hui », chapitre « La guerre ».

      Je le resitue dans son contexte pour une meilleure compréhension :

      « J’écris ces lignes au moment de la guerre du Golfe, mais elles s’appliquent à toutes les guerres, et j’en ai vu quelques-unes au cours de mon existence…
      (…)
      Là [au cours des Dialogues avec l’ange], j’ai appris une chose importante :
      La guerre ne se décide pas sur le champ de bataille, dans le désert où se déroulent les conséquences inévitables d’un autre champ de bataille, invisible à l’oeil de l’homme. Et c’est celui-là qui importe :

      Là, chacun de mes sourires confiants mine les projets de la haine meurtrière.
      Là, chacune de mes pensées constructives diminue les forces destructrices.
      Là, chacune de mes demandes pour la paix atténue les feux de la guerre.
      Là, par contre, chaque émotion négative ouvre grand la porte à l’envahisseur

      Nous qui vivons aujourd’hui, nous n’assistons pas par hasard à cette guerre dans le désert ; non chacun de nous est le guerrier responsable du grand équilibre historique.

      Donc, je ne suis pas la victime impuissante des événements extérieurs, mais peut-être bien la goutte toute puissante qui décidera de la Vie, ou bien de son anéantissement.

      Qui parmi nous est conscient de sa toute-puissance ?
      Là pourtant commence la responsabilité de l’Homme. »

  8. Je vous souhaite une bonne année à la Chandeleur : c’est prévu comme ça dans le petit traité de savoir vivre qui traîne au bord de l’étagère ou parfois j’erre et vous croise. Pensée très cordiale et sans chichi Monsieur Jollien.

  9. Merci alexandre, j ai lu tout vos ouvrage et vous avez cette force qui me nourrit ,vous etes etes un exemple de force et de bontė,au plaisir de vous lire .

  10. Quel bonheur de vous revoir Monsieur à la grande librairie et quel bonheur d’avoir un nouveau livre à lire après tous les autres. Merci et merveilleuse année pour vous et votre famille même tardivement. Amitiés sincères.

  11. Bon retour en France! j étais ravi de vous revoir sur nos écrans hier soir, et de ce nouveau livre
    tout ce que j affectionne,simple et joyeux comme les enfants! et les Haïkus!! un beau printemps a tous! , je vous adresse la douceur des collines verdoyantes du Lot ! a plus!!

  12. Bonjour Monsieur, très heureuse de vous revoir dans l’émission de la grande librairie. Merci pour tout ce que vous apportez dans ma vie. Je vous plein de meilleures pensées. Je n’ai pas encore eu le plaisir de lire votre dernier livre mais ça ne va pas tarder ! Encore merci d’être vous. Amitiés.

  13. Bonjour,
    j’ai lu plusieurs livres de vous. ET celui le métier d’homme, deux fois de suite de façon très rapprochée. Ils m’aident beaucoup dans la perception du monde. Je lis le dernier vivre sans pourquoi et je le trouve lumineux. Merci pour tout ce don de vous-même.

  14. Je suis en train de lire votre livre Vivre sans pourquoi. Vous écrivez : « Si tu te vois, tue-toi sur le champ » … Je préfère  » Si tu te vois, aime-toi sur le champ »

    1. Bonjour,
      Alexandre exprime par cette affirmation que le mental , l’ organisation des mots et des autres items associés à tu doit être expérimenté et non vécu.
      L’ amour ou compassion s’ articule automatiquement quand on expérimente l’ état d’ éveil au de la des concepts .
      tu es avec la passion de toi mais tu es le bleu de l’ espace qui contient cette passion parmi d’ autres( les tiennes et celles des autres).Tu peu t’ aimer et te détester , ce ne sont que des affirmations de l’ expérience de ton mental dans l’ instant.Tout est ouvert.
      tu t’ aimeras naturellement.
      Bonne expérience.

  15. oui, j’aime bien cette idée du grincement aussi j’m sent rouillée à 46 boulons – lol : )
    – : ) Mais Souvent je me sui redis la 2éme noble vérité : « telle est le chemin vers la libération de la souffrance… » en me disant balaise – et pourtant c’est dansles grincement que je me suis mis en route vers cette 2 éme noble vérité en prenant soin de mon corps peu à peu – Autre chose , à la différence de toi alex – je suis plutôt normal et ma normalité me fais grincer des dents souvent car je n’ose être qui je suis au fond de moi – un être déformé qui se cache souvent derrière le masque sociale de la réussite souvent -= c’est mon grincement et j’aimerai matérialisé cette être tordu – comm tu as su le faire a travers ton parcours Alexandre – j’ai cette après midi visité un amis en établissement d’aide par le travail (esat) et rencontrer un autre – qui loge prés de chez moi – alors que je fulminais tout seul a propos de vielle rancoeur – Ok : ) j e grince souvent à paris – mais je me souviens que j’ai été en stage en esat – et que j’ai désiré souvent la tranquillité – voir attendu de longue heure – comme cet ami qui marchais seul et que je connu à fontainebleau ou avec sa famille nous grimpions les rochers avec sa mère décédée, je mangeais un plat vietnamien – car c’est son origine – j’y trouve là une forme de richesse qui m’émeut même si à l’époque c’était pas drôle – la vie à quelque chose de tragique pour l’humain en général – je trouve c’est qu’il aura toujours quelque chose à devoir graisser pour que ca roule – mais comme le vélo ça s’apprend et se ré apprend : ) M

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