Pharmacopée n°52

Il y avait un silence de mort hier, dans la voiture, tandis que nous nous dirigions vers l’hôpital. Encéphalite japonaise, voilà le nom du dragon qui faisait peur à mon fils. L’école réclamait que mes deux enfants soient vaccinés contre cette maladie et l’idée d’une petite piqûre terrorisait mes deux bambins. Arrivés sur place, de charmantes infirmières nous ont accueillis. Des sourires ont timidement réapparu sur le visage de mes enfants. En moins de deux, l’injection fut faite et en retournant à la maison, des chants joyeux à percer les tympans résonnaient allègrement. Le soir, j’ai demandé à mon fils: « A quoi pensais-tu pendant qu’on te faisait l’injection? » Et mon petit sage de répondre: « J’ai prié pour tous les enfants pauvres qui n’ont pas accès à la piqûre. » Belle pratique spirituelle! A compléter bien sûr avec un engagement pratique pour soulager son prochain, favoriser plus de justice et de paix.

Bon début d’été à chacune et chacun!

5 Comments on “Pharmacopée n°52”

  1. Bonjour Alexandre!
    quelle sagesse! et quelle leçon! vos enfants ont tant de grandeur d’âme déjà, d’humilité et de compassion, malgré leur jeune âge! Vous êtes un super papa, qui sait guider ses enfants et ouvrir leur esprit… et le nôtre aussi 🙂 Merci pour ce partage. Belle continuation à vous. Tendresse.

  2. Bonsoir M. Jollien,
    Votre fils est assurément une belle petite personne. J’espère que notre société ne l’abîmera pas trop.
    C’est à nous, parents, d’ élever nos enfants dans l’écoute et le respect des autres.
    Bien à vous.

  3. Merci Alexandre et à votre fils pour ce rappel de l’élan compassionnel à avoir envers les autres qui n’ont pas accès aux choses vitales et qui souffrent alors que d’autres ont la possibilité d’être soignés, soulagés de leurs maux.
    L’engagement pratique est la continuité de ces pensées toutefois la culpabilité n’est pas loin devant notre impuissance de certaines situations intolérables. Cependant je pense qu’un geste même minime apportera quelque chose aux autres
    Bon début d’été également !

  4. Quelle merveille que cette sagesse des enfants !:nous avons beaucoup à apprendre d’eux quand ils ont été élevés dans l’amour et la compassion quand ils ont la chance de pouvoir voyager et voir toute la misère de notre terre .Cette expérience-commentée par leurs parents- leur apportera une maturité certaineet en fera des citoyens éclairés pour élever un peu les vibrations de notre planète. Vous pouvez être fier, Alexandre.Bonne fin de séjour

  5. Hello Alexandre,

    Merci beaucoup pour cette belle pharmacopée à lire le matin pour se réveiller de bonne humeur.
    C’est le principe des pensées antidotes qui changent la vie et nous apaisent ?
    Je crois qu’on peut dire que c’est beau mais pas seulement, car c’est aussi brillant et générateur de joie ‘contagieuse’.
    Lumineux car je me rend compte que la compassion est susceptible de nous tirer de bien des mauvais pas, comme celui de vos enfants ce matin là. Mais également car ces pensées ‘antidotes’ ne demandent qu’à grandir naturellement en nous, pourvu qu’on en prenne l’habitude …
    Tout le contraire de ce pharmacien qui semblait aigri tout autant que ‘gris’ et richissime, et qui râlait doucement quand on est revenu avec mon épouse en proie à une cuisante phobie des piqûres, afin qu’il lui pose un patch anesthésiant qu’il nous avait vendu la veille. Du coup, comme on insistait, il a daigné poser le patch sur une mauvaise veine (un comble) et l’infirmière a du piquer sur la veine d’à côté !
    Peut-être que si ce monsieur avait été compatissant il se serait préoccupé de la bonne veine ? et que çà aurait été même pour lui une joie ?
    Heureusement l’infirmière experte et souriante su faire une prise de sang presque sans la moindre douleur et nous finîmes aussi par en rire.

    Bien à vous et votre famille, à bientôt !

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