Pharmacopée n°34

Jean de la Croix a dit : « Par une nuit profonde, étant plein d’angoisses et enflamé d’amour – oh l’heureux sort – je sortis sans être vu, tandis que ma demeure était en paix. »

La paix, comme la joie, sont déjà là. En pleine agitation, elles demeurent, elles subsistent au fond du fond. Heureux sort de celui qui sait, sous les bourasques, que la mer reste calme,infiniment paisible. Depuis que je lis Saint Jean de la Croix, je comprends que la nuit n’est pas forcément le lieu du vide, de la peur, de l’inquiétude. Elle peut devenir la douceur même quand elle tombe, doucement, sur tout ce qui m’empêche de voir la vraie lumière.

Dans la nuit, prêter l’oreille à la lumière. Merci Jean de la Croix !

10 Comments on “Pharmacopée n°34”

  1. Je vous remercie Alexandre cette réflexion remplie de sagesse. Nous trouvons aussi au tout début d’un autre livre, il y eu un soir, il y eu un matin ; premier jour.
    Il me semble que c’est l’équilibre ; La nuit temps de repos, un temps bienfaisant, ou nous laissons la pâte de notre être se gonfler dans l’amour pour s’éveiller au matin bonne et succulente. Oui repos maintenant, pour un jour nouveau qui pointe son nez. La paix de l’Amour soit avec toi
    Bise une petite amie du bout de la gaspesie

  2. Oui pour la paix et la joie de Maintenant, toujours présente au fond du fond, mais oui aussi au plaisirs du Mental, sans perversion, oui a ces bourrasques émotionnelles !

  3.  » …étant plein d’angoisse et enflammé d’amour… »
    C’est beau à pleurer.

    Et « prêter l’oreille à la lumière » me rappelle un tableau d’Utrillo, où l’on voit un homme assis par terre, enchaîné par quatre fers, dans ce qui semble être une cellule et pourtant, il est baigné de lumière. Sa tête penchée semble comme vous, « prêter l’oreille à la lumière ».
    Moi, c’est aussi quand je vous lis que je le fais.

  4. Moi Betty, je ne sais si je dois pleurer ou rire?
    – et alors, rétorque l’autre, le rire, non, le double sens n’est pas le propre de la femme?
    bonne journée
    slim

  5. Merci, Alexandre. la nuit, souvent, m’éclaire bien plus qu’un rayon de soleil passager cependant réconfortant. Enjoy.

  6. Il y a tant de douceur, d’espérance, de paix dans ces mots de lumière, qu’ils murmurent à mo oreille une mélodie source de joie. merci profondément.
    SB

  7. Il faut rendre à Cesar ce qui est à Cesar, Alexandre est un écrivain, pas un philosophe,
    – lorsqu’il sera arrivé à traduire en faits ce qu’il a appris, il deviendra un philosophe,
    – pour cela il a suffisamment souffert car la caractéristique principale d’un philosophe c’est de descendre le plus bas possible en soi, pour abandonner ses pré-concepts et ne remonter qu’avec des concepts.
    bonne journée
    slim

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