Pharmacopée n°32

Je suis en train de relire l’Ecclésiaste et sa célèbre phrase résonne en moi : « Vanité des vanités, tout est vanité. »

Contre toute attente, cette sentence, sombre à priori, m’invite à la joie, à ne plus me consoler à bas prix, pour profiter le plus intensément possible de la vie. Parfois, c’est ma recherche de consolation totale, c’est ma quête de compréhension et de tendresse qui me désolent et m’attristent. Comme un mantrâ, l’Ecclésiaste me convie à ne pas chercher la consolation là où je ne saurais, à coup sûr, la trouver. C’est cela le miracle de ce livre. Dire que tout est fragile, que tout passe, que tout meurt mais que notre part est de danser dans cette ronde si fragile et si belle. Danser sans s’accrocher, danser avec légèreté.

35 Comments on “Pharmacopée n°32”

  1. Merci Monsieur Jollien pour tout ce que vous nous apportez… Après avoir dévoré tous vos livres, je vous lis sur ce site et me délecte de vos paroles. Vous m’accompagnez chaque jour dans la vie, et m’apprenez tant de choses… Continuez, pour notre plus grand bonheur, et encore merci.

  2. Bonjour,
    Ce texte est le plus philosophique de la Bible à mon sens. Certains font un lien avec la philosophie existentialiste de l’absurde. pour ma part. Je n’en crois rien.
    Il faut y ajouter une autre formule de l’Ecclésiste : « rien de nouveau sous le soleil ». Ce texte nous ramène à notre dimension humaine qui passera. Mais aussi à la longue chaine des génération. Il nous renvoie à une nécessaire humilité;
    Il y a quelques temps, je visitai un vieux cimetière à Caen, avec des tombes du 19ème siècle, chacune marquée des titres des personnages. Ils furent surement important dans leur commune il y a 150 ans. Leur vie a eu un sens. Mais poour le reste : « vanité des vanités, et tout est vanité ».

  3. Merci Monsieur Jollien ! Polissons, tels des enfants joyeux, notre petit grain de sable qui retrouvera, le moment venu, sa juste place parmi d’autres pour former une plage infinie : nous ne sommes que des artisans de l’éphémère !

    Dansons, dansons autour du feu de l’impermanence !

    Cordialement,

    Stéphane Meireles

  4. Bonjour Alexandre
    Je n’aime pas le mot « vanité » il sonne péremptoire alors qu’il est imprécis, est -ce l’inutilité ou l’orgueil, on ne sait jamais.
    Je préfère celui du bouddhisme « vacuité » plus aéré et qui définit l’état de quelque chose de plus rassurant. Un arbre n’existe pas par lui-même, il est bien là mais grâce à la graine, au sol fertile, au soleil et à la pluie et… à l’homme qui se retient de le couper. Si l’on se prend pour l’arbre tout ce qui nous entoure rend l’orgueil inutile.
    J’ai eu beaucoup de plaisir à lire L’éloge de la faiblesse, je vais bientôt en lire un autre, merci pour votre oeuvre et ce petit bout de « conversation ».

    1. La langue hébraïque utilise des mots concrets. Une traduction littérale serait «fumée de fumée…». Je préfère encore «buée de buée, tout est buée!». Sortir du concept et se relier à l’expérience, au goût qu’évoque ce mot. S’asseoir en silence et simplement goûter…

  5. Merci Alexandre pour l’invitation à cette danse, vos pharmacopées nous donnent le tempo pour s’y laisser emporter …
    Merci aux internautes pour leurs commentaires enrichissants.
    Bonne et belle continuation…

  6. Toujours mes histoires de cimetières…Il y a quelques décennies , alors que j’étais étudiant à Caen, je visitai parfois un vieux cimetière situé à coté de la Fac de Lettres. Parmi les pierres tombales basculées, la nature reprenant ses droits, une tombe particulière, celle de Brummel, le prince des dandys. Il est mort oublié, loin de sa patrie et sans argent. Qui se souvient de lui aujourd’hui ? Qui se souvient des autres morts de ce cimetière, dont peut être des descendants vivent encore à Caen. Vanité des vanités…

    Dans le Pays de Caux, un autre cimetière avec des épitaphes identiques ; « il fut un bon mari, un bon père », ‘elle fut une bonne épouse, une bonne mère ». Jamais vous ne lirait « Ci gît un vieux con ». Improbable épitaphe. La mort semble comme arraser nos défauts. Pas notre vanité, quand on regarde le luxe de certaines sépultures.

    Je pense à Stephane, qui, a 30 ans, avait été enterré à Paris dans le carré des indigents après avoir été poignardé dans une rue sombre. Ses parents, une famille aisée de Valognes, l’y ont retrouvé 5 ans plus tard. J’avais été à l »Ecole primaire avec lui. C’était un petit génie, réussissant tout. C’est lui qui m’avais fait comprendre que le Père Noël n’existe pas. Ce n’était pas un ami. Mais la vie prend parfois des détours étranges. Qui se souviendra de lui. Vanité des vanités, encore une fois.

    Autre lieu : le temple d’Asclepios, le dieu médecin, à Epidaure en Grèce. Je suis frappé par la multitude d’ex voto représentant des membres humains (têtes, pieds, seins, penis…) et l’espérance des humains d’il y a 2000 ans dans une guérison surnaturelle. Non loin, dans une église orthodoxe, un saint avec accroché à lui des multitudes de lamelles représentant la maladie, avec une nudité cachée bien sûr. Au delà de ce détail, c’est la même humanité qui espère à 2000 ans d’intervale. Rien de nouveau sous le soleil.

    L’Ecclésiaste est un texte d’une remarquable actualité. Faisons ce que nous devons, vivons, agissons sur ce qui dépend de nous. Pour le reste, vanité des vanités.

  7. Bonjour Alexandre ,

    Est ce que ecclésiaste pourrait être entendu comme un appel a traverser la souffrance? Est ce que lever les yeux sur la réalité du monde nous lève aussi le voile sur le désespoir, impuissance et la rupture des relations avec ce qui nous apporte a souffrir?
    Il me semble que l’eclessiaste m’informe que espérance est présente mais je ne peux me la donner, c’est comme mon souffle il me semble entrevoir dans le lâché prise pour entendre l’inconnu .

    Il me semble que je suis aussi invitée a vivre pleinement et a choisir ce qui me donne vie.

  8. Bonjour Alexandre,
    Moi qui suis un paumé chronique, tu m’ouvres plusieurs voies de découvertes: philosophie, religion, méditation… Merci !

  9. Je vais t’en dire une bien bonne, Alexandre, tes connaissances en philosophie paraissent immenses, cependant l’important n’est pas la quantité, l’important est, ce que l’on fait des connaissance.
    Le jour que tu saura comment transformer tes connaissance en recettes de vie, tu sera sauvé.
    Bonne chance.
    slim

    1. Sauvé de quoi ? Alexandre Jollien nous montre comment il se construit, pas à pas, commettant des erreurs, n’étant pas toujours à la hauteur de ces objectifs, vivant parfois ce sentiment océanique d’être uni à lui même et au monde.

      Cette mystique de l’unité de l’être et du monde, on la vit parfois, brièvement en un clin d’oeil.

      Le livre de monsieur Jollien, le philosophe nu, est un grand livre car j’y retrouve une fraternité en humanité, et ce même chemin difficile que nous arpentons tous.

      Pour finir cher Slim, je ne crois pas aux recettes de vie, mais aux expériences de vie, oui !

      1. Bonjour Philippe,
        Je suis en train de lire le dernier livre d’Alexandre Jollien, doucement, pour bien m’en imprégner et mééditer sur son expérience.

  10. Qu’est ce qu’il y a de vraiment solide dans ma vie? Ma femme ? Mes enfants ? Ma maison ? Mon chien ? Ma voiture?…
    Si je suis lucide, je me rend compte que rien n’est solide: un constat cruel peut- être, mais
    qui m’incite a vivre ici et maintenant

  11. J’habite et Québec et dans mon maintenant je viens de finir de lire le philosophe nu. Un simple petit mot pour dire que cela fut toute une joie de dévorer chaque mot de ce journal..Bien heureuse de cette découverte. Surtout que j’ai acheté ce livre par hasard parce que j’avais une intense envie de lire. et je constate en trouvant se site que j’aurai de quoi lire pour très longtemps haha ! houppie et Merci à la vie !!!

  12. Sauvé de la grisaille, Philippe, aurait dit l’autre car, pour montrer, il faudrait de-montrer comment utiliser une valeur philosophique, houps, une pharmacopée, dans la vie de tous les jours, sinon à quoi servent-ils les bonnes paroles ,si on ne les transforme pas en actes de vie.
    C’est vrai les expériences de vie sont très utiles, mais pour sa propre vie, pas pour celle des autres, impossible de se mettre à la place des autres.
    Une recette est une expérience de vie, transformée en recette, pour que d’autres l’utilisent.
    amen
    Slim

    1. Bonjour,
      La vie est une expérience solitaire. Oui, sans doute. Disons que l’expérience de vie des autres parfois coïncide avec la notre. Cette filiation humaine est importante pour moi. Quand je vais dans une église et que je vois les ex votos, je préssent la douleur humaine et en même tempss l’espérance qui va avec. J’imagine l’imprégnation des murs accablés de prières, de larmes, de bonheurs furtifs. C’est sûrement ma dimension mystique, bine que je n’arrive pas à lacher prise. C’est ce sentiment océanique dont parle Pierre Hadot.
      Adolescent, j’ai eu tôt le sentiment de l’absurde ! Il m’a taraudé. Puis j’ai lu Camus et j’ai ressenti une fraternité et les moyens de sortir de ma torpeur.
      Alexandre Jollien, à sa manière, m’a montré simplement qui il est, sa difficulté à se consruire, les moments de regression. Sa pensée est tournée vers l’humain, qui s’exerce, réussit un peu, chute souvent, mais recommence toujours. C’est Sisyphe poussant son rocher.
      La vie reste une expérience solitaire. Vous ne vivrez pas ma vie, et je vivrai pas la vôtre. C’est un truisme. énamoins, il reste que c’est l »humain en nous qui nous rassemble et nous permet d’appréhender l’expérience d’autrui.
      Pour finir, je ne suis pas sûr que les recettes de vie soient des expériences de vie transformées en recette. Je pense à Rousseau, mais aussi à Sartre. Par contre, Théodore Monod a vécu une vie en phase avec son éthique, sans pour autant rédiger un manuel d’injonctions morales.
      Cordialement
      Philippe

  13. « Théodore Monod a vécu une vie en phase avec son éthique, sans pour autant rédiger un manuel d’injonctions morales. »
    alors taisez vous Philippe Laisne

    1. C’est peut être une vanité de plus que de réagir à ça, mais peut être que ma grande gueule a trop souvent pris l’habitude de se taire.

      ((((je m’amuse parfois à remplacer ‘moi, je » par « ma grande gueule », pour me mettre en face de ma « vanité », qui me semble pour l’instant hélas(?!?) une des conditions nécéssaires de « mon expression »—-par « mon expression », j’entends tout ce qui va de l’expression plus ou moins gratuite d’une de mes pensées du moment, jusqu’à la communication verbale la plus élémentaire, nécéssaire à ma survie parmi-et-grâce-à mes congénères humains, voire même l’ensemble de toutes mes actions, jusques aux simples faits de respirer, faire battre mon coeur, penser, avoir peut-être choisi de naître?…choisir de mourir?… choisir?… Sans choix, pas de joie, la vie et le phénomène vivant ne sont alors qu’une immense réaction chimique aux mystères non encore élucidés…))))
      (((( « Vanité des vanités, tout est vanité… » La vanité serait-elle une des conditions de l’illusion ?
      L’illusion me semble necessaire pour prendre une chose pour « ce qu »elle n’est pas », ou devrais-je dire plutôt « ce qu’elle n’est pas censée être », et faire ainsi évoluer son existence ; c’est par la ressemblance approximative que se crée l’illusion et que serait permise l’évolution des êtres. (Peut être suis-je en train de reformuler des lieux communs, je n’ai peut-être pas lu et médité assez pour sortir quelque chose d’original, ce que je dis est inspiré de la contemplation de vidéos youtube des recherches de Lauterwasser sur les vibrations, le sable et l’eau, et aussi de mes erreurs de dessin, mes fautes de frappe et certains de mes lapsus)
      De même que la lumière que mes yeux captent n’est que le reflet du passé de l’environnement que j’aperçois, ce que j’écris ou ce que je tente plus ou moins d’exprimer se différenciera toujours de ce que j’ai pensé en vérité. L’ironie du « je suis… ».
      Entre « vanité » et « vacuité », le son est proche et leur sens ne me semblent pas si éloignés… « vanité » pourrait alors peut-être désigner ce vide… entre ce que je suis et ce que j’exprime, un vide traversé par une volonté, une affirmation de consubstantialité entre ce que je suis vraiment et la diversité de ce que je ne suis pas vraiment… mais qui est censé me ressembler (serait-ce la diversité de tout ce que je possède ?)
      J’ai tendance à pratiquer la grandiloquence, parler politique, philosophie, métaphysique, etc… pour me distraire du fait accablant que je suis dans la merde. Seuls les ivrognes et les fous me montrent qu’on peut avoir les fesses sales et sourire aux étoiles. (c’est un peu moins vrai pour les bébés ou les vieux incontinents…)

    2. … C’est peut être une vanité de plus que de réagir à ça, mais peut être que ma grande gueule a trop souvent pris l’habitude de se taire.

      ((((je m’amuse parfois à remplacer ‘moi, je » par « ma grande gueule », pour me mettre en face de ma « vanité », qui me semble pour l’instant hélas(?!?) une des conditions nécéssaires de « mon expression »—-par « mon expression », j’entends tout ce qui va de l’expression plus ou moins gratuite d’une de mes pensées du moment, jusqu’à la communication verbale la plus élémentaire, nécéssaire à ma survie parmi-et-grâce-à mes congénères humains, voire même l’ensemble de toutes mes actions, jusques aux simples faits de respirer, faire battre mon coeur, penser, avoir peut-être choisi de naître?…choisir de mourir?… choisir?… Sans choix, pas de joie, la vie et le phénomène vivant ne sont alors qu’une immense réaction chimique aux mystères non encore élucidés…))))
      (((( « Vanité des vanités, tout est vanité… » La vanité serait-elle une des conditions de l’illusion ?
      L’illusion me semble necessaire pour prendre une chose pour « ce qu »elle n’est pas », ou devrais-je dire plutôt « ce qu’elle n’est pas censée être », et faire ainsi évoluer son existence ; c’est par la ressemblance approximative que se crée l’illusion et que serait permise l’évolution des êtres. (Peut être suis-je en train de reformuler des lieux communs, je n’ai peut-être pas lu et médité assez pour sortir quelque chose d’original, ce que je dis est inspiré de la contemplation de vidéos youtube des recherches de Lauterwasser sur les vibrations, le sable et l’eau, et aussi de mes erreurs de dessin, mes fautes de frappe et certains de mes lapsus)
      De même que la lumière que mes yeux captent n’est que le reflet du passé de l’environnement que j’aperçois, ce que j’écris ou ce que je tente plus ou moins d’exprimer se différenciera toujours de ce que j’ai pensé en vérité. L’ironie du « je suis… ».
      Entre « vanité » et « vacuité », le son est proche et leur sens ne me semblent pas si éloignés… « vanité » pourrait alors peut-être désigner ce vide… entre ce que je suis et ce que j’exprime, un vide traversé par une volonté, une affirmation de consubstantialité entre ce que je suis vraiment et la diversité de ce que je ne suis pas vraiment… mais qui est censé me ressembler (serait-ce la diversité de tout ce que je possède ?)(et ça ne me rAssemble pas du tout !)
      J’ai tendance à pratiquer la grandiloquence, parler politique, philosophie, métaphysique, etc… pour me distraire du fait accablant que je suis dans la merde. Seuls les ivrognes et les fous me montrent qu’on peut avoir les fesses sales et sourire aux étoiles. (c’est un peu moins vrai pour les bébés ou les vieux incontinents…)

    3. Me taire ou en tout cas ne plus écrire ! Voilà une injonction que je vais mettre à profit. . Vanité des vanités…mais comment sortir de la vanité. Je partage l’avis de Slim. Au fond les grands anciens ont tout dit (Epicure, Sénèque, épictète)…°

      1. Je ne suis pas de cet avis. Continue à écrire, ça sert à reformuler, et c’est un moyen de parler sans se faire couper la parole et se faire distraire de l’essentiel de ce qu’on a à dire. Si les anciens ont tout dit, il y a surement des choses qu’on ne peut que redécouvrir par nous-mêmes et écrire peut aussi servir à ça. (En restant vivant, bien entendu.)

        1. Merci pour votre mail.

          Il m’est arrivé aussi sur ce site de bégayer mes commentaires, par quelques manipulations aléatoires. Et je suis souvent frappé des fautes de tournures, de grammaire ou d’orthographe que j’y laisse. Mais, c’est une allégorie de la vie, on ne peut plus revenir en arrière quand le pli est posté.

          L’espace de liberté d’expression que nous laisse Alexandre Jollien sur ce site m’émerveille. Il est précieux, et même exceptionnel.

          La vanité, qui suscite ici moult commentaires, est un thème à plusieurs entrées possibles. C’est la question du sens de la vie qui me vient à l’esprit et la vanité d’essayer d’avoir une explication sur tout : la fameuse « théorie du grand tout ». Je n’y crois pas, simplement par ce que nous appréhendons et comprenons l’Universel à hauteur d’Homme. Nous « anthropomorphisons » la réalité, même dans le domaine de la science.

  14. Séneque disait à peu près ceci; l’important ce n’est pas de dire, mais de faire ……….ce que l’on s dit, nous pourrions ajouter.
    Chacun sait dire ce qu’il faudrait faire, mais le traduire en actes est plus difficile, parce que il ne suffit pas de le dire, ce qui est une élocution simple ne soi, pour faire il faut modifier la pensée et faire ce que l’on a dit.
    Une grande erreur des êtres humain est de ne pas savoir tirer des leçons de ses erreurs, alors l’histoire ……..ne fait que se répéter.
    slim

  15. C’est peut être une vanité de plus que de réagir à ça, mais peut être que ma grande gueule a trop souvent pris l’habitude de se taire.

    ((((je m’amuse parfois à remplacer moi, je par ma grande gueule, pour me mettre en face de ma vanité, qui me semble pour l’instant hélas(?!?) une des conditions nécéssaires de mon expression—-par mon expression, j’entends tout ce qui va de l’expression plus ou moins gratuite d’une de mes pensées du moment, jusqu’à la communication verbale la plus élémentaire, nécéssaire à ma survie parmi-et-grâce-à mes congénères humains, voire même l’ensemble de toutes mes actions, jusques aux simples faits de respirer, faire battre mon coeur, penser, avoir peut-être choisi de naître?…choisir de mourir?… choisir?… Sans choix, pas de joie, la vie et le phénomène vivant ne sont alors qu’une immense réaction chimique aux mystères non encore élucidés…))))
    (((( Vanité des vanités, tout est vanité… La vanité serait-elle une des conditions de l’illusion ?
    L’illusion me semble necessaire pour prendre une chose pour ce quelle n’est pas, ou devrais-je dire plutôt ce qu’elle n’est pas censée être, et faire ainsi évoluer son existence ; c’est par la ressemblance approximative que se crée l’illusion et que serait permise l’évolution des êtres. (Peut être suis-je en train de reformuler des lieux communs, je n’ai peut-être pas lu et médité assez pour sortir quelque chose d’original, ce que je dis est inspiré de la contemplation de vidéos youtube des recherches de Lauterwasser sur les vibrations, le sable et l’eau, et aussi de mes erreurs de dessin, mes fautes de frappe et certains de mes lapsus)
    De même que la lumière que mes yeux captent n’est que le reflet du passé de l’environnement que j’aperçois, ce que j’écris ou ce que je tente plus ou moins d’exprimer se différenciera toujours de ce que j’ai pensé en vérité. L’ironie du je suis….
    Entre vanité et vacuité, le son est proche et leur sens ne me semblent pas si éloignés… vanité pourrait alors peut-être désigner ce vide… entre ce que je suis et ce que j’exprime, un vide traversé par une volonté, une affirmation de consubstantialité entre ce que je suis vraiment et la diversité de ce que je ne suis pas vraiment… mais qui est censé me ressembler (serait-ce la diversité de tout ce que je possède ?)
    J’ai tendance à pratiquer la grandiloquence, parler politique, philosophie, métaphysique, etc… pour me distraire du fait accablant que je suis dans la merde. Seuls les ivrognes et les fous me montrent qu’on peut avoir les fesses sales et sourire aux étoiles. (c’est un peu moins vrai pour les bébés ou les vieux incontinents…)

    1. erreurs : – »Le secret de secret est le chemin qui mène au secret » N’EST PAS une phrase absurde
      – tous mes guillemets ont été transformés en slashes
      -le début de ce long commentaire était une réponse à  »alors taisez-vous Phillipe Laisne » de nanou (je n’ai pas cliqué au bon endroit)

  16. En regle générale,nanou, toute personne qui écrit, écrit pour soi, c’est après coup que les autres utilisent ses écrits et en font……..un manuel, la preuve?
    – monsieur Epictète
    bon dimache
    slim

  17. Arthur oh Arthur, ce que tu fais n’est que de la dialectique, un jeu de mots, un jeu amusant certes mais qu’un jeu, pas de quoi fouetter un chat.
    slim

    1. Ma principale erreur a été ici de poster deux fois le même commentaires parce que j’ai cru à un bug, et, vu sa longueur, ça peut paraitre un peu encombrant, d’où peut être l’impression de fouettage de chat, je ne sais pas comment faire pour m’en (faire?) pardonner.
      En laissant les « jeux de mots » dans la cour de récréation (ou dans le coffre à jouets, au choix) pour ne pas passer pour un clown ou un enfant et donc par habituels présupposés répandus ne pas être réellement écouté, ou servir uniquement à divertir et donc ne pas apprendre grand chose à mes interlocuteurs je récapitule (plus ou moins maladroitement) ce que j’ai dit (j’aurais d’ailleurs du m’en tenir à peu de mots):

      – « c’est peut-être une vanité de plus que de répondre à ça, mais ma grande gueule a trop souvent pris l’habitude de se taire »
      – L’acte de (se) dire « je suis… + compléments variés » porte toujours en lui-même une part d’ironie (et je pense que cette part d’ironie est peut être un de nos ultimes degrés de liberté)
      – Seuls les ivrognes, les fous, et tous ceux qu’un manque de lucidité subi(t) atteint, me montrent qu’on peut avoir les fesses sales et sourire aux étoiles. Peut être que la découverte du monde est plus importante que la vanité.

      Je rajoute à cela que les jeux de mots peuvent parfois nous éclairer sur la vie et son éventuel sens. En faire en pensant à l’histoire des mots et un peu à leur étymologie, comment ils sont composés, peut permettre d’éclairer leur sens parfois même mieux qu’un dictionnaire. Ils sont décrédibilisés par de mauvais humoristes.

  18. Oui je pense que nous sommes sur terre pour expérimenter la matière ,en tirer toutes les leçons pour grandir et finir par nour rendre compte que tout ce qu’elle nous apporte « n’est que vanité »si nous ne finissons par comprendre que seul l’Amour -source réelle de notre existence- peut nous apporter la joie vraie et profonde qui nous permettra de rayonner cette joie en nous et autour de nous.
    Amour et compassion pour tous ceux entraînés dans la même aventure .Joie pour surmonter dans la paix les aléas de l’existence avec la certitude que tout l’Univers est là pour nous aider si nous gardons notre confiance et notre abandon envers la VIE.

    1. Bonjour Hélène, Je partage votre avis, je l’expérimente chaque jour, seul, l’Amour peut nous apporter la vraie joie qui nous permet de rayonner en nous et et la répandre autour de nous. Garder la confiance et l’abandon envers la vie.

  19. Bonjour Alexandre, j’ai déjà eu l occasion de vous écrire et j au eu le joie de lire votre réponse. En découvrant que l’Ecclésiaste vous a inspiré, j aimerais vous faire partager un livre de méditation sur ce même livre de Jacques Ellul la raison d’être. Bonne lecture

  20. bonjour Alexandre et les commentateurs,

    Vanité,
    dire Je et cesser de dire Moi Je

    Et Je fais ce que j’ai à faire
    et je le fais de mon mieux

    Un peu pragmatique peut-être?

    Merci Alexandre de tout coeur!
    Vous êtes pétri d’une grande bonté.

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