Pharmacopée n°3

Le livre Bonheur de la méditation de Yongey Mingyour Rinpotché, publié au livre de Poche m’est une révélation. L’auteur nous prend comme par la main pour nous guider sur la voie de la méditation.

Ouvrage très pratique, prodiguant mille et un outils pour ceux que décourage ou rebute ou ennuie la pratique de la méditation silencieuse, autant dire pour beaucoup de monde et pour moi le premier. L’esprit humain est déjà calme en lui-même. C’est quand il se crispe sur un point qu’il se limite. Tout se passe comme si un petit nuage noir et ténébreux circulait dans le ciel et que nous n’ayons de cesse de nous braquer sur celui-ci. En cette heure, j’attends une nouvelle, certes en mon esprit il y a cette expectative mais à côté de ça il y a d’abord et surtout la joie de voir mes enfants courir dans le pré, le soleil radieux dans un ciel sans nuages ou presque et mon épouse qui dactylographie cette pharmacopée.

Mingyour Rinpotché convie à cette vision panoramique du monde, à quitter les œillères d’un mental borné par l’habitude pour plonger dans l’immensité de la conscience et goûter sa paix native.

12 Comments on “Pharmacopée n°3”

  1. merci monsieur pour:
    vos leçons de vie, votre amour de la vie, et votre altruisme. Vivent: la méditation dans la joie, l’humour, lapaix intérieure (et exterieure)

  2. Bonjour Alexandre,
    Merci de nous donner le courage ,de vivre la différence et de l accepter.
    Maman d un jeune sourd de 19ans.
    je vous offre une prhase de J Salomé
    Il y a ceux qui se cramponnent à leurs bonheur
    et ceux qui s abandonnent a leurs bonheurs.
    je vais lire votre dernier livre
    a bientot et vivez une merveilleuse journée.
    Patricia

    1. Merci de me donner une clé si précieuse. J’ai trop tendance à me cramponner au bonheur et vous me donnez l’occasion, ce matin, de m’y abandonner. Merci pour tout.

  3. merci pour votre courage,je suis la mère d’un jeune homme schizophrène paranoiaque,c’est très dur de le voir souffrir et se détruire au quotidien.Votre livre m’aide un peu.

  4. Après avoir lu avec intérêt « Le Philosophe Nu », un petit poème en forme de clin d’oeil.

    Bien cordialement. : Le bonheur

    Mon père m’a appris le goût du bonheur,
    Il est pour toujours tapi dans mon cœur.
    J’ai voulu partager cette saveur ;
    Mais c’est un parfum singulier,
    Toujours il surprend, parfois il enivre, parfois il effraie
    Je ne crois pas qu’on s’y habitue jamais.

    Le bonheur appelle à la rencontre et au voyage, au plaisir,
    A la fidélité, à la tranquillité.
    Dans le bonheur habitent tant de désirs,
    Qu’il est tissé d’espoirs bien plus que de félicités.
    Le bonheur m’appartient tout entier
    Plein de joies et de tristesses, il n’est aucune peine qui puisse le ravir.

    Le bonheur n’est pas l’amour, mais la confiance en l’amour.
    Le bonheur n’est pas la liberté, mais la soif de liberté.
    Le bonheur n’est pas la foi, mais l’espoir placé dans la sincérité.
    Le bonheur n’est pas la vie, mais l’attention portée aux êtres vivants lorsqu’ils passent, chacun à son tour.

    14-9-10

    1. Est-ce vous qui parliez il y a quelques minutes sur la RSR ? Si oui, je vous incite à rechercher sur le site Petitions, la demande au nom des femmes battues et pourquoii la signer par solidarité.

      1. Du bon en effet, avec l’intelligence de rester bref tout en iitncant fortement le lecteur e0 re9fle9chir de son cf4te9. Il a cependant fallu une occasion forte pour que je m’y plonge – ce qui est d’autant plus impardonnable que l’auteur a suivi ses e9dudes de philosophie dans la meame universite9 que moi, e0 peu pre8s e0 la meame pe9riode.

  5. L’important.
    L’important dans la vie ce n’est pas la grandeur du handicap mais celui du regard porté sur l’handicap.
    Comme il est souvent impossible de changer l’handicap, pas le choix, mais heureusement, il est toujours possible de changer le regard sur l’handicap et le tour est joué pourrait-on dire lorsqu’on a compris comment changer le regard, non pas celui des yeux mais celui de l’esprit, pour regarder diminuer l’handicap non pas sa taille mais son importance non pas en quantité mais en qualité.
    g.

  6. Je m’intéresse vraiment à Alexandre Jollien qui s’offre à nous, se dévoile pour nous aider à progresser. Je me demandais par exemple quelle était votre jugement par rapport à la méditation bouddhiste. Je note que vous émettez l’opinion suivante « … pour ceux que rebute ou ennuie la pratique de la méditation silencieuse »… En effet… J’ai pratiqué quelques mois la méditation zen, j’étais très jeune à l’époque et je voulais en discuter avec les pratiquants mais je m’entendais répondre « Médite et tais-toi », dit fort gentiment mais assez fermement. J’ai une amie qui a poursuivi cette pratique avec assiduité durant 30 années et pour tout dire, la connaissant un peu tout de même, je trouve les progrès lent. Devais-je attendre 30 années en médiation pour faire ce constat. Je pense qu’il existe une voie de méditation « socratique » menée au coeur de la vie sociale, familiale, par des gens ordinaires affrontant des problèmes ordinaires. Le contraire de la méditation « spécialisée » des moines bouddhistes. Et cette méditation est centrée sur l’usage de la parole, du discours. J’ai donc sursauté lorsque vous avouez avoir du mal avec la méditation silencieuse. En effet que penser de l’injonction « prend la position sur le zafu » ? Le Dalaï Lama dit souvent « Je ne suis qu’un moine » et j’ai tendance à penser que cette spécialisation philosophique qu’est l’ascétisme est une voie trop lente et trop radicale. Jésus aussi a convié un père de famille à tout abandonner pour le suivre… Je n’accorde pas à cette voie ascétique de prééminence sur une voie plus quotidienne, j’y vois même un choix un peu égoïste. Mieux vaut être un mauvais philosophe père de famille, comme Socrate, qu’un bon philosophe vivant en-dehors du monde. Mon point de vue. Merci Alexandre…

    1. Qu’ai-je écrit, blasphème, Socrate est un merveilleux philosophe. J’ai écrit mauvais philosophe père de famille comme Socrate. Comprendre que Socrate était un père de famille, il avait deux fils je crois. Je pense aussi à Diogène qui était sans doute plus « radical » que Socrate, « meilleur » si on veut, mais utile à qui ? Parmi les philosophes grecs on distingue aussi nettement la branche « ascétique » et la branche menant une vie ordinaire. On dit que Pyrrhon aidait à nourrir et soigner les cochons de sa soeur et aimait à n’avoir ni disciple et à éviter de se faire remarquer… Je vous ais entendu un jour M. Jollien répondre dans une émission qu’on pouvait prendre une leçon de philosophie de son voisin ou de sa concierge. Cette remarque m’avait fusillé. Vous aviez en face de vous un jeune animateur beau comme un dieu, doté d’une chevelure philosophique digne d’un chef d’orchestre, qui se plaignait de votre vision de la philosophie qui la réduisait à n’être qu’une thérapie parmi d’autre… Vous l’aviez mouché de la belle manière…. Je vous applaudissais bruyamment sur mon fauteuil…

    2. Bonjour,
      La méditation doit-elle n’être pratiquée que sur son coussin de méditation ?
      Dans l’enseignement zen, il m’a été enseigné de rester présent pour chaque tache même la plus triviale. Chaque instant peut devenir alors un moment de pleine conscience.
      C’est cela qui est intéressant dans la pratique de la méditation : c’est en même temps très simple et très exigeant.
      Merci Alexandre pour ce site que je découvre avec beaucoup d’intérêt et de permettre ces échanges.

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