Pharmacopée n°25

Les amis dans le bien.

Houei-neng, le sixième patriarche du Bouddhisme chinois, invite à celui qui ne trouve pas la bouddhéité en lui de se diriger vers des amis dans le bien. Me plaît cette invitation à bien s’entourer. Certes, il y a des relations qui écrasent, qui asservissent, qui nous bousillent en somme, mais il y a des amis dans le bien qui nous stimulent, nous invitent à devenir de plus en plus ce que nous sommes au-delà des caprices et des désirs de surface. Qu’est-ce qui fait un ami dans le bien ? Que fait un ami dans le bien ? Là aussi, il ne s’agit pas de figer, de fixer l’idée de l’ami pour laisser la vie nous donner nos guides, nos amis dans le bien. En sortant de ma maison, je peux me dire que l’existence va me donner aujourd’hui l’ami dans le bien dont j’ai si besoin.

12 Comments on “Pharmacopée n°25”

  1. Je ne me connais pas d’autres trésors ni biens que mes amis. Et je n’en finis pas d’être reconnaissant des rencontres qu’il m’a été données de faire. Souvent, autour d’un bon repas, je regarde avec émerveillement leurs visages, et je me sens heureux d’être là, là avec eux, et d’avoir la chance qu’il me fasse confiance. En toute saison, ils sont ma plus belle raison d’être.

  2. Un amigo de verdad, comme disent les Espagnols… Quand on a le talent d’en compter un, voire plusieurs dans dans son entourage, c’est précieux… inestimable.

  3. Bonjour,
    J’ai cette image en tête de vous Alexandre et Bernard Campan dans un article de psychologie magazine sur votre amitié. Cette photo prise parle d’elle même sur la joie et le bien qu’apporte votre lien.
    Je pense que l’on se bonifie au contact des personnes qui vous transmettent leur sentiments de coeur et de bienveillance.
    Merci pour cette pharmacopée et bonne continuation …

  4. Bien qu’il s’agisse ici d' »amis dans le bien », il me semble que par « ami de bien », il faut entendre maître spirituel, c’est à dire celui qui donne des instructions précises et bien sûr un enseignement pour atteindre la bouddhéité.. En tout cas, c’est le cas dans le bouddhisme tibétain (je ne connais pas le bouddhisme chinois !).

    Là où cela devient amusant, c’est que le bouddhisme dit que ceux que l’on n’aime pas, qui nous énervent, sont AUSSI nos amis de bien, dans le sens où ils nous invitent à pratiquer la patience, l’équanimité, le détachement, la compassion… donc ce sont finalement de bons maîtres spirituels, et il faut en fin de compte leur en rendre grâce !

  5. Fixer son attention vers des amis dans le bien, ou à un ami dans le bien s’ouvrir à l’accueillir lui offrir notre attention amoureuse, imparfaite. Le voir l’écouter l’aimer tout simplement au temps présent dans la présence . Respirer au même temps que lui , nous ouvre à la joie d’aimer. Il me semble de marcher dans ses pas et ainsi de se détacher de soi, de moi , vers ami,,,

  6. Trouver des amis dans le bien est le résultat pour moi d’un cheminement, à savoir, m’éloigner de mes amis de longue date (je pensais qu’ils m’avaient tourné le dos lors de mon cancer)m’a permis de les retrouver dans le bien après avoir réaliser que mon jugement n’était pas fondé…
    mon cancer)

  7. Bonjour Alexandre,
    Aujourd’hui dans une rue de Lausanne, j’ai rencontré un ami dans le bien qui m’a offert LA TRANQUILITE DE L’AME. Merci pour ce beau cadeau que fut votre bref rencontre.

  8. Belle réflexion de Pascal sur ceux qu’on aime pas et qui sont nos amis dans le bien… J’ajoute que j’ai eu la chance assez jeune de croiser un ami dans le bien qui m’a donné suffisamment d’estime de moi pour vivre 30 ans sans devoir me recadrer… Cet ami m’a appris qu’il existe une autre catégorie d’ami de bien, c’est soi-même, à défaut d’un appui extérieur… On peut soit être son propre ami, soit être l’ami de bien de ceux dont on croise le chemin… Lorsque mon maître s’est éloigné avant de disparaître je me suis dit « A toi de prendre le relai »… Sans avoir comment… Peu importe… Etre sa propre source de sérénité, c’est éviter la soif pour toujours…

  9. Bonjour Alexandre, bonjour à tous,
    Je trouve aussi l’idée selon laquelle nos amis sont aussi ceux qui nous énervent très vraie, et je voulais ajouter qu’ils me semblent enseigner non seulement la patience et toutes ces choses citées qu’ils nous invitent à développer, mais également nous montrent nos propres faiblesses et défauts, tels des miroirs et sont en cela aussi de vrais maîtres sprituels, dans la réalité crue de leur « agression » à notre encontre : oui, je m’associe à cet hommage à leur égard; ils sont très loin d’avoir le tort qu’on leur prête et réfléchir aux reproches qu’ils peuvent nous faire, parfois semblant injustes sur le moment, apporte invariablement de grandes découvertes sur nous-même. Merci à eux, que je n’ai pas encore totalement l’habitude ou le courage « d’entendre » du premier coup, peut-être cela arrivera-t-il un jour. Et merci aux très chers « amis dans le bien », baume de notre coeur; et en partageant vos réflexions et celles de vos « collègues en philosophie », qui nous invitent nous-même à nous interroger, vous faites un peu partie de ceux-ci pour moi, monsieur Jollien.

  10. L’ami dans le bien dont j’ai besoin, c’est un ami qui n’est pas dans le jugement, qui est dans le « OUI », qui illumine comme je voudrais illuminer, en tout cas quelqu’un avec qui je ne me sens pas agressé, avec qui je me sens bien, un ami dont je sois heureux qu’il existe; je me demande si cet ami pour être une amie, est ce possible, ou y aura t’il tôt ou tard trop d’ambiguité ?

  11. Je me fais des amis de lectures, des amis de rencontre dans l’instant, dans une bonne humeur croisée chez des inconnus ouverts…

  12. J’aime l’idée de m’entourer d’amis dans le bien, pour deux raisons :

    – Je fais partie d’une fraternité pour résoudre des problèmes d’addiction, donc je connais l’importance des « amis » de la fraternité auxquels je peux faire appel lorsque je suis en difficulté face à mon addiction, amis qui eux, vivent heureux sans l’addiction,

    – en m’entourant de gens qui vivent heureux et autrement que moi, j’apprends moi aussi à être heureuse. Je fais comme si, moi aussi, j’étais dans le bien, et petit à petit, je vis dans le bien, le bien pour moi étant de vivre aussi légèrement que possible, en lien avec moi, les autres et la Vie.

    Plein de bises amicales 🙂

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