Pharmacopée n°24

Une notion vient révolutionner ma vie, le « sur effort » : quand, dans la journée, suis-je dans le sur effort tant sur le plan psychologique que physique ? Tirer sur la corde, user la vie par les deux bouts de la chandelle m’extirpent de la joie durable. J’aime que l’ascèse m’invite au repos, à la douceur, à la simplicité. Pas de sur effort donc. Sauf en de rares exceptions quand les circonstances le veulent. L’ascèse ici, c’est d’en faire moins. Ne pas accumuler les exercices spirituels, les techniques de bien-être. Juste être là, simplement là, tout entier à cette minute, sans sur effort, aucun.

17 Comments on “Pharmacopée n°24”

  1. Repos, effort, sur-effort, une palette à utilisée selon les circonstances. Mais à manier sans excès, même le repos doit être mesuré au plus prés des besoins du corps. C’est vrai qu’habiter l’instant présent peux nous aider à vivre en harmonie ou du moins à être synchrone avec le monde. Troisièmement, simplifié, simplifié, simplifié toujours. J’aime cette ascèse là !

    Tendresse et force M. Jollien.

  2. Bonjour Alexandre et bonjour à tous,

    oui, revenir à l’ascèse,être là, est important pour observer ce qui se passe en moi.Dans le sur effort, on peut se perdre, être aveugle.Après le sur effort , revenir en moi pour retrouver du calme, pour comprendre , pour analyser ensuite.

  3. Bonjour,
    Merci pour cette pharmacopée qui nous invite à la pleine conscience de l’instant. Celà demande un travail malgré tout, à son rythme. Le sur effort est pour moi dans l’adversité de la vie, quand les choses se compliquent,que de fortes émotions s’invitent en moi. J’ai remarqué quand pratiquant la méditation quelques minutes chaque jour celà m’apportait un retour au calme plus rapide, me permettait de récupérer des forces.
    Bonne vacances et à bientôt …

  4. Oui, Alexandre, tout ce qui est exagéré est à proscrire; Il y a un temps pour l’effort- quand il s’impose…et un temps pour la relaxation,la réflexion et se retrouver dans l’instant .A chacun de bien savoir juger ce qui lui convient selon les circonstances. Bonnes vacances..

  5. Qu’est-ce qu’on entend par ascèse ? La quiétude forcée ne serait-elle pas elle-même un effort ? Quand les circonstances l’imposent, un effort, un sur-effort ou le repos sont se produisent naturellement. Dans ce cas, la volonté n’intervient pas et une action juste en découle… pour peu que ce ne soit pas l’égocentrisme qui motive nos activités. Faire ou ne pas faire, ce qui procède d’un choix, est encore un effort… Alors qu’est-ce qui pourrait déclencher une prise de conscience induisant un état d’esprit ou le choix, la volonté, le faire, le « pas faire », seraient superflus ? Qu’est-ce qui permettrait d’avoir un esprit à la fois éclairé et spontané ?

  6. le zen est parfois intangible avec la réalité, avec le monde occidentale dans lequel je vis, dans lequel nous vivons. je vous invite à visiter le site internet d’une personne qui au delà de son étude du zen tente de traduire le zen à l’occidental. le site c’est http://www.zenpratique.com

  7. Bonjour à tous,
    Je suis porteur d’une maladie rare. Obligé de jaugé en permanence mon aptitude à l’effort de par mon affliction,j’ai souvent eu à m’interroger sur la notion d’effort. Ce qu’on oublie trop souvent, en France, c’est que chaque personne réagit différemment à cet « effort ». Pour moi, l’effort, le sur-effort ou le sous-effort doivent d’adapté à chacun. A nous tous, de nous approprier ces notions et d’apprendre à gérer leurs impactes sur nos vies. Méditation, respiration, lecture, yoga et sport sont les nourritures m’ayant appris à doser ce fameux « effort ». A nous de ne pas aller trop loin mais aussi, aux autres de comprendre qu’une uniformité de l’effort (rassemblant toutes les personnes) n’existe pas. La société française a du mal à accepter que chacun fasse avec sa propre résistance à l’effort. Est-ce pareil en Suisse? Est-ce la société occidentale qui impose cette volonté d’uniformisation de l’effort? Est-ce l’individualisme de certains qui n’accepte pas la différence des autres?

  8. Je viens d’achever le dernier livre-testament de David Servan Schreiber où d’un côté, il déplore d’avoir abrégé sa vie par le stress de nombreux voyages, conférences et fatigues de toutes sortes (attitude contraire à ce qu’il s’est acharné à prôner )et, de l’autre,observe il assume d’avoir abrégé cette vie pour la mission essentielle de transmettre ce qu’il avait compris pour éviter au mieux la maladie…Il y a un équilibre à trouver pour vivre sa vie en aidant les autres ,certes, mais sans oublier de se protéger soi même .

    1. Dans son dernier livre DSS se rend très bien compte sur « sur-effort » qu’il a consenti. Mais c’est seulement en revenant sur ses pas qu’il s’en rend compte, à l’orée de sa mort. Sur le moment, il s’est laissé avaler par la machine médiatique qu’il avait construite sans vraiment le comprendre. Il croyait avec sincérité qu’il pouvait expédier les ressources qu’il avait soigneusement recensées du moment qu’il se mettait au service du plus grand nombre. Et ces ressources sont devenues des expédients, justement.
      Seulement, il ne me paraît pas sain de croire qu’il aurait pu rester en vie en pratiquant plus calmement, en s’économisant. Cela laisse planer l’idée que des recettes de vie, aussi spirituelles soient-elles, peuvent offrir l’éternité et, ce qui est plus grave encore, que le cancer ne tue que ceux qui ne savent pas lutter contre lui, voire qu’on se le fabriquerait.
      Cette idéologie est culpabilisante et délétère. La vie est brève et sa fin survient toujours par maladie ou accident. Ce rêve de toute-puissance frôle le délire. Cependant, oui, il y a des manières de vivre sainement sa maladie, pour soi-même et pour ceux qui sont nos témoins. La maladie reste la maladie : c’est une des formes de la vie. Comme le handicap, la vieillesse, la folie… Et toutes les histoires ont une fin.

  9. Dans son dernier livre DSS se rend très bien compte sur « sur-effort » qu’il a consenti. Mais c’est seulement en revenant sur ses pas qu’il s’en rend compte, à l’orée de sa mort. Sur le moment, il s’est laissé avaler par la machine médiatique qu’il avait construite sans vraiment le comprendre. Il croyait avec sincérité qu’il pouvait expédier les ressources qu’il avait soigneusement recensée du moment qu’il se mettait au service du plus grand nombre. Et ces ressources sont devenues des expédients, justement.
    Seulement, il ne me paraît pas sain de croire qu’il aurait pu rester en vie en pratiquant plus calmement, en s’économisant. Cela laisse planer l’idée que des recettes de vie, aussi spirituelles soient-elles, peuvent offrir l’éternité et, ce qui est plus grave encore, que le cancer ne tue que ceux qui ne savent pas lutter contre lui, voire qu’on se le fabriquerait.
    Cette idéologie est culpabilisante et délétère. La vie est brève et sa fin survient toujours par maladie ou accident. Ce rêve de toute-puissance frôle le délire. Cependant, oui, il y a des manières de vivre sainement sa maladie, pour soi-même et pour ceux qui sont nos témoins. La maladie reste la maladie : c’est une des formes de la vie. Comme le handicap, la vieillesse, la folie… Et toutes les histoires ont une fin.

  10. Bonjour,
    Je n’ai que 17 ans et je viens de commencer à étudier la philosophie alors j’ai parfois de la peine à comprendre les messages des livres.
    Cette fois je comprend ce que vous dites, mais comment savoir ce qu’il faut faire lorsque le corps est empli par les douleurs chroniques, et que l’on doit se reposer mais que la vie file jour après jour bien ennuyeuse lorsqu’il faut rester au lit quand la marche est rendue impossible…? Et lorsque rester au lit rime avec rester à la maison, c’est-à-dire au côté d’une mère et d’une grand-mère dépressives?
    En tout cas merci pour ces beaux moments qui me guident vers une meilleure compréhension du monde et de mon corps. Que la paix et l’amour vous accompagnent.

  11. oui un peu comme prendre du recul,le repos du guerrier n est pas toujours un luxe,ni une perte de temps c est juste tout simplement faire le plein d essencs de la moto

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