Pharmacopée n°11

« « Il m’a offensé, maltraité, opprimé, ridiculisé » ; Si quelqu’un nourrit de telles pensées, la haine ne le quitte jamais. »

Voilà ce que je lis dans le Dhammapada. Cela rappelle un exercice de l’école du portique. Les stoïciens, en effet, avaient développé une ascèse pour traquer les jugements de valeur qui viennent embrumer la réalité, exagérer les faits et nous vouer assurément à un malheur certain. Mais je retiens avec Spinoza que la réalité est parfaite, dès lors qu’on ne la juge pas, aurais-je envie de préciser.

J’ai croisé tel ami dans la rue, il m’a à peine salué et mon imagination va bon train : « Que lui ai-je fait ? » « Pourquoi m’en veut-il ? » Je pourrais déjà pratiquer un exercice spirituel simple, ou presque, en m’abstenant de juger, en cessant tout commentaire. Un conducteur ne me cède pas le passage, je ne récrimine pas, je ne me perds pas dans le commentaire : « Quel triste individu, quel sombre monsieur ! Il aurait dû s’arrêter ! » Et même si je juge, je ne me juge pas en train de juger. J’ai une fâcheuse tendance à prendre au sérieux toutes les idées qui me viennent à l’esprit. Tout ce qui me traverse la caboche a presque valeur d’évangile. Pourquoi s’y accrocher, pourquoi en faire si grand cas?

40 Comments on “Pharmacopée n°11”

  1. J’apprécie beaucoup cet article et combien vous avez raison. Nietzsche a écrit aussi quelque chose comme ça : apprendre à voir en suspendant notre jugement. Se contenter de voir sans penser, sans juger, sans jauger. On y arrive avec de l’entrainement et l’on se sent mieux, on vit mieux.
    Voici un exemple tout bête : regardez les gens qui se baignent dans une eau qu’ils trouvent froides, la plupart du temps ils théâtralisent : « ah mon dieu c’est glacé, je meurs, c’est affreux « , ils potentialisent la sensation désagréable. Même chose quand on vit un évènement très douloureux, toujours ce goût pour la théâtralisation, la grandiloquence, l’emphase qui ne font qu’accentuer la douleur et le chagrin.
    Être sobre dans sa façon de vivre et de penser, sans excès non plus, car comme le disait Spinoza : tout excès conduit à l’échec, alors de temps en temps un peu de folie quand même dans notre vie.

  2. Et bien et bien aurait dit maître Epictète, ne savez vous pas que;
    -ce ne sont pas les autres qui nous troublent mais nos propres opinions sur les autres?
    Ainsi les:
    – » Il m’a offensé, maltraité, opprimé, ridiculisé », ce sont les opinions sur les actes des autres qui nous font souffrir et non pas les actes des autres en eux même.
    La preuve?
    C’est qu’ils peuvent nous faire souffrir pendant des années alors que les poseurs des actes ont disparu, à moins de changer nos opinions sur les actes.
    g

  3. Nous prenons toute nos pensées au sérieux parce que justement nous pensons !
    Néanmoins, je suis sure que nous pouvons nous détacher de ce qu’il nous vient à l’esprit. Si vous croisez quelqu’un que vous connaissez, et qu’il ne vous salue pas, au lieu de vous demandez ce que vous avez fait de mal demandez-vous ce à quoi il pense. Peut-être est il fatigué? Malade ? en instance de divorce ? Je pense qu’il ne faut pas se focaliser sur ce que nous imaginons mais sur la réalité des faits : Si nous nous pouvons avoir des mauvais jours, pourquoi pas les autres ?
    Ne vous est-il jamais arrivé de croiser quelqu’un ou d’être en voiture et d’avoir la tête ailleurs ? (Navrée pour les fautes de grammaires ou d’orthographe mais mon ordi refuse que je relise ce que j’ai écris :))

  4. Bonsoir,
    Nous avons tous notre propre perception des choses qui n’est pas toujours l’exacte réalité alors je travaille à être prudent dans mes jugements, c’est plus dûr lorsqu’on réveille en moi une blessure profonde et en observant les autres dans mon entourage je remarque la même problématique en connaissant un peu mieux l’histoire de chacun.
    Bonne continuation Alexandre.

  5. Bonjour! Lorsque je me sens emportée par le flux incessant de mes pensées, lorsque je suis dans le jugement, la colère, la jalousie, je me concentre sur mes pieds! Retrouver la verticalité, la pesanteur, se ressourcer auprès de l energie de la terre, s’ancrer, puis faire le lien entre la terre et le ciel aide puissamment pour être en relation avec les autres. Ne pas s accrocher aux pensées s’accrocher au sol le plus souvent possible, et d’un coup le calme revient…k

    1. Bonjour! Lorsque je me sens emportée par le flux incessant de mes pensées, lorsque je suis dans le jugement, la colère, la jalousie, je me concentre sur mes pieds! Retrouver la verticalité, la pesanteur, se ressourcer auprès de l energie de la terre, s’ancrer, puis faire le lien entre la terre et le ciel aide puissamment pour être en relation avec les autres. Ne pas s accrocher aux pensées s’accrocher au sol le plus souvent possible, et d’un coup le calme revient…k

      Moi je veux bien karine et si on est en position horizontale?
      Finalement il s’agirait d’une maîtrise de la pensé pendant la méditation au cous de laquelle on se demande : et maintenant?
      Et maintenant on pourrais soit faire le lien entre le ciel et la terre soit profiter de la détente de l’esprit pour résoudre un problème difficile soit encore conceptualiser une idée philosophique utile dans l’après méditation.
      Tout ça à court terme mais à long terme la jalousie, la colère, le jugement et autres faudrait les travailler individuellement pour en diminuer les méfaits.
      bonne journée
      g

  6. J’aimerais tellement ne pas commettre d’erreurs, ne pas me tromper ni pour moi ni pour les autres (femme, enfants, collègues) que je suis inévitablement à l’écoute de ce qui se dit sur moi et j’observe le comportement des autres à mon égard. Je me juge et me jauge à l’aune de l’opinion et de l’attitude des autres. Mais je me rassure en pensant ce que prétendait Spinoza : nous sommes en toutes circonstances les plus parfaits possibles. à chaque instant je suis ce que je peux être à cet instant, rien de plus.

    1. @Michel
      « j’aimerais tellement ne pas commettre d’erreurs, ne pas me tromper ni pour moi ni pour les autres (femme, enfants, collègues) que je suis inévitablement à l’écoute de ce qui se dit sur moi et j’observe le comportement des autres à mon égard. Je me juge et me jauge à l’aune de l’opinion et de l’attitude des autres. »

      Excuse-moi, mais dans ce que tu dis c’est comme si tu te jugeais à l’avance des jugements que tu va porter……
      Et si tu essayais de vouloir le vie comme elle est au lieu de la vouloir comme tu la veux, de cette manière tu accepte le présent, et toi avec et tu ne te juge plus ni en bien ni en mal, et surtout accepte ton imperfection dans les jugements que tu porte, autrement tu va être trop anxieux par la crainte de te juger.
      g

  7. Je suis bien d’accord qu’il n’est pas nécessaire d’en faire grand cas et qu’il vaut penser à Marc Auréle. Mais qui dira à l’autre qu’il s’est mal comporté ? Je ne suis pas un esclave !
    La réalité n’a de sens que si ma passion la juge sinon je m’ennuie ferme.

  8. Je vous découvre à l’instant sur France Inter! Et j’en suis ravie, vos pharmacopées sont des fleurs que l’on devrait respirer chaque jour.

  9. qur France Inter, c’était un cadeau de l’instant, de ce voyage dans ma voiture , un écho à Eckart TOLLE le pouvoir de l’instantprésent.Les navajos disent aussi « marchez dans la beauté »

  10. la joie m’a pénétrée en vous écoutant pour la 1ère fois sur France Inter. Encore un ami qui combat pour grandir, devenir un homme, atteindre le 7ème jour de la genèse et n’avoir comme moyen que l’attention au présent, à la Présence.

    que l’attention au présent et la

  11. Et bien comme Sarah, je vous découvre et votre joie d’être m’a profondément plu. Merci de partager vos pensées avec nous.

  12. Tout jugement nous coupe de la réalité. Il intervient comme un filtre qui sélectionne une partie seulement des faits et auxquels on porte plus d’attention que les autres.

    Le jugement nous maintient dans notre bulle égotique. Il vient renforcer nos fantasmes et nos convictions. Voir la réalité telle qu’elle est, s’est se couper de notre monde intérieure, nos croyances conscientes et inconscientes. Voir la réalité c’est accepter la mort de l’égo.

    La réalité est parfaite. Seule notre jugement est imparfait.

  13. Depuis que je vous entends et vous lis, je traverse d’ une autre manière cette observation vers ce qui est essentiel en moi. Je fais cet exercice permanent, au quotidien dans ma relation avec moi-même et le monde qui m’entoure. Mon exercice vers cette authenticité me conduit souvent dans la vérification qu’à chaque instant, mon corps, mon souffle soient présents avec ce qui se passe. La qualité de présence, de conscience est pour moi une forme de joie. Merci pour vos livres, vos témoignages radiophoniques et télévisuels. Coline

  14. « Et même si je juge, je ne me juge pas en train de juger. » C’est un piège dans lequel je tombe souvent lorsque j’essaie de ne pas juger : je me surprends en train de juger et je me réprimande, je me juge. Le mental est passé par la porte de derrière et a repris le dessus.

    1. « Et même si je juge, je ne me juge pas en train de juger. » C’est un piège dans lequel je tombe souvent lorsque j’essaie de ne pas juger : je me surprends en train de juger et je me réprimande, je me juge. Le mental est passé par la porte de derrière et a repris le dessus. »

      Tu ne peux tout faire à la fois, perdre l’habitude de juger et culpabiliser lorsque tu juge. Tu devrais commencer par accepter ton imperfection,personne est parfait, puis tu va progressivement accepter l’imperfection de tes jugements, tous les jugements sont imparfaits, ceux envers les autres encore plus.
      Si tu relativise tes jugements au lieu de chercher à perdre l’habitude de juger petit à petit tu va perdre l’habitude juger de manière naturelle.
      Il me semble que tu cherche à être parfaite dans ton envie de ne pas juger alors que la perfection n’existe simplement pas.
      Peut être que je me trompe mais ton problème ne serait pas le perfectionnisme?
      Dans ce cas la priorité c’est d’accepter ton imperfection propre à tous les humains, c’est aussi une habitude à prendre pour commencer par des petites chose matérielles puis des habitudes psychiques comme les jugements que ce soit pour soi même ou les autres.
      g.

      1. Bonjour giuseppe,
        je te remercie pour cette vision des choses qui me permet de prendre un peu de distance par rapport à mes jugements.
        Je ne pense pas être perfectionniste mais j’ai du mal à admettre mes faiblesses.

        1. Accepter ses faiblesses prends du temps, d’autant plus que nous vivons dans une société qui prône la réussite sociale, financière, matérielle etc…. « Hé oui! Je ne suis pas parfaite! Et alors?!! Qui l’est! Trouvez moi la perfection! Mille millions de mille sabords!!…. » Pfffffffff! Miss « PERFECTION » n’existe pas et c’est tant mieux! Apparences, comparaisons, juger, toujours, encore et encore… Cela nous ligotes et nous oppresses… Pourquoi? Pourquoi moi, pourquoi eux, pourquoi nous? Et, au final, pourquoi pas? N’est-ce pas ce qui construit; accepter, et c’est tout! Facile de l’écrire, mais dans la pratique, dans l’instant présent : difficile à vivre! Accepter. Patience, persévérance, sagesse et humour. Voilà ma ligne de conduite, du moins, j’essaie! kako.

        2. Salut Fabienne,
          j’ai un copain à moi qui s’exprimait par rapport à la notion du « désir », c’est aussi quelque chose lorsqu’on se met à désirer des choses que ne nous appartiennent pas, il t’es déjà arrivé?
          Il disait que pour changer une habitude qu’on estime mauvaise il faut la remplacer par une autre habitude qu’on estime bonne.
          Et bien il disait, avant que la bonne habitude se soit habituée à la bonne place il faudrait s’abstenir de désirer.
          Pour le jugements c’est un peu pareil pour perdre l’habitude de juger faux il faudrait s’abstenir de juger tout court pendant quelques temps.
          bon courage
          g.

  15. Suite à l’émission de France Inter je lis votre livre Le philosophe nu. Bien de la sagesse dans toutes les pistes que vous nous donné. Très beau travail qui m’aidera dans la vie de tous les jours.

    pistes

  16. Ce qui me touche dans cette proposition, c’est aussi son altruisme, sa générosité; car si nous arrivons à une telle position, nous donnons à l’autre et à soi-même le droit à l’erreur,
    et c’est un rand don…

  17. Ne pas juger pour ne pas l’être, ne pas généraliser pour ne pas banaliser.
    Nous vivons dans un miroir, nous sommes le reflet de ce que nous diffusons.
    Comme le lac calme du matin nous apparaissons dans son reflet, une idée noire, un mauvais jugement et la brise irise la surface et apparaît le monstre.
    Après mon accident je ne voyais que des gens immondes qui ne faisaient que juger mon amputation, puis le temps, la réflexion sont venues à mon chevet. Et depuis même si je sens, je vois, je constate, le mauvais regard je sais que ce n’est que mon reflet…

    Les malheurs qui nous arrivent ne sont pas des punitions mais des défis à relever…

    Merci Alexandre votre vie est une bougie pour certain qui sont encore dans l’ombre, plus il fait nuit plus elle guide.
    Frank BRUNO aventurier à cloche pied.

  18. Notre esprit court bien trop vite, il se plait à nous torturer, à vivre trop intensément les émotions les plus insignifiantes. Un calvaire cérébral.

  19. C’est vrai, on n’est pas obligé de croire à ses pensées. Une belle ascèse qui demande un epu d’entrainement toutefois.

  20. Merci pour le philosophe nu !
    Vivre ce n’est pas facile , la vie se mérite peut être.
    Se rendre compte que la souffrance est le lot de tous c’est le début de la fraternité .

  21. aucun message encore! Je découvre ce site maintenant. J’ai une admiration sans borne pour Alexandre Jollien…philosophiquement parlant, est-ce critiquable?Devons nous toujours justifier le pourquoi? Il me rajeuni tout en me rendant plus vieille de connaissances..erci

  22. Ne pas juger pour ne pas l’être, ne pas généraliser pour ne pas banaliser.
    Nous vivons dans un miroir, nous sommes le reflet de ce que nous diffusons.
    Comme le lac calme du matin nous apparaissons dans son reflet, une idée noire, un mauvais jugement et la brise irise la surface et apparaît le monstre.
    Après mon accident je ne voyais que des gens immondes qui ne faisaient que juger mon amputation, puis le temps, la réflexion sont venues à mon chevet. Et depuis même si je sens, je vois, je constate, le mauvais regard je sais que ce n’est que mon reflet…

    Les malheurs qui nous arrivent ne sont pas des punitions mais des défis à relever…

    Merci Alexandre votre vie est une bougie pour certain qui sont encore dans l’ombre, plus il fait nuit plus elle guide.
    Frank BRUNO aventurier à cloche pied.

    edescendre vers le reste du corps .

    Une des possibilités pour y arriver est de faire ce que dit Karine , sans doute pratiquante de yoga : debout ancrée dans le sol , accompagner le soufle par la pensée .

    j’inspire je pense à l’énergie qui monte vers la tête , je souffle , j’accompagne par la pensée l’énergie vers le bas
    je puis vous assurer qu’il n’y a plus de tourbillon de pensées négatives , pdt un bon moment

    il ne s’agit pas d’y croire , il faut le vivre , ts les jours , 5mn

    on gagne une intériorité plus paisible , un équilibre fort
    et on est sur le chemin de l’union du corps , de l’esprit du coeur

    Une des possibilités pour y arriver est de faire ce que dit Karine , sans doute pratiquante de yoga : debout ancrée dans le sol , accompagner le soufle par la pensée .

    j’inspire je pense à l’énergie qui monte vers la tête , je souffle , j’accompagne par la pensée l’énergie vers le bas
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    il ne s’agit pas d’y croire , il faut le vivre , ts les jours , 5mn

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    edescendre vers le reste du corps .

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    edescendre vers le reste du corps .

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    .

    Une des possibilités pour y arriver est de faire ce que dit Karine , sans doute pratiquante de yoga : debout ancrée dans le sol , accompagner le soufle par la pensée .

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    on gagne une intériorité plus paisible , un équilibre fort
    et on est sur le chemin de l’union du corps , de l’esprit du coeur

  23. tous les commentateurs ici ont une énergie mentale
    débordante ; la médecine chinoise dirait qu’il a trop d’énergie yang en haut , et qu’il faut donc la faire redescendre vers le reste du corps .

    Une des possibilités pour y arriver est de faire ce que dit Karine , sans doute pratiquante de yoga : debout ancrée dans le sol , accompagner le soufle par la pensée .

    j’inspire je pense à l’énergie qui monte vers la tête , je souffle , j’accompagne par la pensée l’énergie vers le bas
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    il ne s’agit pas d’y croire , il faut le vivre , ts les jours , 5mn

    on gagne une intériorité plus paisible , un équilibre fort
    et on est sur le chemin de l’union du corps , de l’esprit du coeur

  24. Un philosophe stoïcien romain servait de conseiller à un homme politique. Des adversaires politiques l’agressent dans la rue et le roue de coups, le philosophe pousse des cris de douleur. Des disciples surgissent, entendent les cris et le sorte de ce mauvais pas. Mais ils ont été meurtris d’entendre leur maître pousser des cris au lieu d’être « stoïque »… Ils se lamentent en disant « On a humilié notre maître ». Le maître rectifie immédiatement « Non je n’ai pas été humilié, j’ai été frappé ce n’est pas pareil ». On est humilié que si on se sent humilié, le sage se contrefoutait de la prétendue humiliation, par contre il avait mal.
    On retrouve ça avec les femmes violées qui se sentent souvent humiliées en plus d’être meurtries. Mais l’humiliation est un état d’esprit lié à notre éducation, à notre personnalité. Car l’humiliation en soi n’existe pas si la victime ne voit pas d’humiliation.
    Vous dites qu’en s’abstenant de juger on évite de se retrouver dans une dispute dégradante avec un automobiliste indélicat. En plus en évitant de réagir trop vite ou découvre souvent qu’on a jugé la situation un peu vite, que l’autre avait raison par exemple, ou qu’il n’a pas pu faire autrement, ou encore qu’il fonçait à l’hôpital rejoindre un proche gravement accidenté, etc… A se fâcher on risque toujours de découvrir une chose inattendue donnant raison à l’autre. Par exemple qu’on a afffaire à une personne souffrant d’un handicap.
    Je dirais donc qu’il faut même aller au-delà du non jugement, il faut juger que l’autre, s’il fait quelque chose d’apparemment pas correct doit forcément, certainement, plus que probablement avoir une excellente raison, cachée certes, mais une bonne raison. C’est pour moi une façon de donner raison au réel, de l’approuver au lieu tel Don Quichotte se battre contre des moulins à vent. Accorder d’office aux autres de nobles raisons est un bien meilleur choix que de gueuler à l’aveugle. Nietzsche parle de cette adhésion sans concession au réel. Les quatre personnes qui sont passés devant Alexandre JOLLIEN dans la queue pour un taxi avait très certainement des raisons en béton pour lui passer devant, forcément. Il faut apprendre à choisir d’être couillon plutôt que de risquer d’accuser quelqu’un de bien d’être un salaud. Parfois l’urgence est-elle qu’on ne peut même pas prendre le temps d’expliquer à quelqu’un qui souffre d’un handicap qu’on est obligé de lui passer devant. Ca arrive. Oui. Je ne suis pas idiot à ce point pour ne pas deviner que certains n’ont aucune excuse valable, mais pour ma joie je préfère supposer, sauf exception, que les gens ont des raisons…
    Ce genre de raisonnement heurte de nombreuses personnes… De même la plupart des chrétiens veulent bien mais ne parviendront jamais à tendre l’autre joue… et pourtant c’est la même leçon que celle que donnait Jésus.

  25. En effet nous sommes complètement pétri dans nos conditionnements de ce qui est juste ou faux. La souffrance est de ne pas être maintenant en Soi. Il y a des hauts et des bas, ceux-ci nous conditionnent.
    La souffrance est de sortire du Soi, le Bonheur c’est de laisser la chemin de la Sagesse se faire..nous ne connaissons pas le Plan ou plutôt, le puzzle de notre Vie..
    La Sagesse trouve toujours son chemin.
    Namasté

  26. Vous êtes comme tout le monde, dominé par l’ego toujours prêt à interpréter -sans réfléchir que les autres ont aussi leurs problèmes leur emploi du temps chargé et peuvent très bien ne pas vous avoir vu,plongés dans leurs pensées-Nous ne sommes le centre du monde que pour nous mêmes !!Personnellement ,j’ai pris le pli de faire scrupuleusement ce que je pense devoir faire pour les uns ou les autres et de ne rien en attendre-la réponse étant de leur domaine-Je sais que ce que je fais pour l’un c’est souvent un autre qui me le rendra.C’est magique car rien ne m’atteint plus dans ce domaine .Essayez mon cher Alexandre;

  27. « On retrouve ça avec les femmes violées qui se sentent souvent humiliées en plus d’être meurtries. Mais l’humiliation est un état d’esprit lié à notre éducation, à notre personnalité. Car l’humiliation en soi n’existe pas si la victime ne voit pas d’humiliation. »
    Bonjour Hansitrois. Je crois que vos propos sont très masculins, le viol est un acte de possession sexuelle de l’autre contre son gré, c’est tout à fait différent d’être roué de coup, çà fait mal çà peut vous tuer, c’est dangereux mais pas humiliant. Je suis d’accord avec vous pour les coups En revanche, pour le viol, beaucoup moins. Êtes-vous sur de si bien prendre de la distance si on vous sodomisait contre votre gré ? Ce qui est la façon de violer un homme . Un être violé est un être dont on a nié la qualité d’être humain, il devient l’objet de la satisfaction de pulsions
    Je pense que lorsque nous réfléchissons à la souffrance, à la colère, aux passions, il ne nous faut pas faire abstraction de la gravité que nous accordons aux faits qui nous font réagir et de la relativité de nos réactions. Ce qui me parait terrible pour moi l’est beaucoup moins pour l’autre, accepter que la souffrance est bien là, chez moi ou chez l’autre et tout faire pour l’extirper de mon être . Pour l’autre lui faire comprendre que j’entends sa souffrance et lui manifester de la bienveillance. Je m’efforce aussi de ne pas pratiquer la dénégation en guise de sagesse, surtout pour la souffrance des autres.

    1. Chère MATICOTE merci de prendre la peine de me répondre, j’apprécie beaucoup.
      Vous commencez par dire que je tiens des propos masculins. Oui je suis un homme. La question n’est pas de savoir si je suis un homme mais si ce que j’avance vous paraît critiquable et pourquoi. Sinon si je parle des gens en surpoids on dira que je suis maigre, si je parle de la dictature en Chine on me dira que je suis un démocrate européen etc… D’autant que sur le sujet vous indiquez vous-même qu’un homme, c’est moins courant, peut être violé. En effet.

      Vous m’expliquez que la violence du viol ne peut être comparée aux autres types de violence du fait qu’il y a une négation de la qualité d’être humain. Soit. Mais croyez-vous que le fer rouge, les ongles arrachés que sais-je n’implique pas aussi de ne voir en la victime que de la chair pantelante. Celui qui torture satisfait lui aussi des pulsions, des pulsions sadiques, le sentiment de puissance.

      Je ne fais pas abstraction de la relativité de la souffrance. Chacun réagit en fonction de ses propres valeurs, de son vécu, de ses angoisses. Cela me paraît évident. Je parlais de l’humiliation en disant qu’elle n’existe que si la victime ressent une humiliation. Et si elle se sent humiliée on ne pourra pas venir lui dire qu’elle ne devrait pas se sentir humiliée. Pendant longtemps, aujourd’hui encore trop souvent, ce sont les femmes violées qui se sentent coupables, c’est ainsi, mais convenez que cela ne correspond pas à la vérité. Je veux dire qu’elles ne sont responsables de RIEN et que l’agresseur est responsable de TOUT. Dire à une personne violée qui souffre qu’elle n’est responsable de rien ce n’est pas nier sa souffrance, c’est nier le fondement de son sentiment de responsabilité ou de faute ou que sais-je…

      Durant la guerre de Bosnie les journaux étaient remplis de reportage sur les viols collectifs de femmes musulmanes avec pour objectif de leur faire porter des enfants serbes… C’était évidemment un crime insupportable… Cependant il y avait dix fois moins de reportages sur les 200.000 villageois massacrés à travers les campagnes… Moi je me disais que si une de mes filles devaient être violées je serais reconnaissant au violeur de ne pas la tuer après. La violence suprême c’est la mort. La seule qui soit irréparable.

      Enfin comprenez que mes réflexions visent non pas à dire aux gens violés, tout va bien vous êtes vivants, mais plutôt à dire que toutes les souffrances, toutes les violences sont mauvaises. Pour moi je retiens surtout le principe, le concept de violence. Qu’il y ait toutes sortes de raffinement dans les violences que chacun ressent suivant sa culture et son passé je le sais et je m’en soucis évidemment… Je pense qu’une bonne thérapie consiste à reconnaître l’unicité des violences et du déni de la qualité d’être humain. Cela dit quelqu’un qui souffre réagit comme il peut… Le stoïcisme a beaucoup réfléchi à cela bien plus subtilement que simplement rester « stoïque ».

    1. Chère Julie expliquez moi ce qui vous indigne. Pour ce qui me concerne je réfléchis aux souffrances, à toutes les souffrances. Je réfléchis comprenez-vous ? Avez-vous bien lu ce que j’ai écrit ? S’il vous plaît relisez moi. Je parle de souffrance, de hiérarchie des souffrances, est-ce intolérable. Ai-je minimisé les souffrances des femmes violées ?
      J’ai pas compris si vous me reprochez de nier l’humiliation des victimes ou d’admettre l’humiliation des victimes. Vous ne pouvez vous dire indignée sans expliquer pourquoi.

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